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vivelagauche
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Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
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Blog Politique
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26.05.2007
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réforme des universités de gauche et de droite

réforme des universités de gauche et de droite

Posté le 22.06.2007 par vivelagauche
La réforme des universités est un domaine dans lequel se dégage à priori un consensus politique. Tout le monde est d’accord pour dire que la situation actuelle ne peut pas se perpétuer tant elle présente d’inconvénients. L’université est ouverte à une très grande partie de chaque classe d’âge mais un grand nombre d’étudiants échouent en première ou deuxième année. La situation n’est pas toujours meilleure pour les autres puisqu’un nombre non négligeable de diplômés sortent de l’université avec une licence ou un master qui ne leur assurent aucune perspective professionnelle. Les licenciés d’histoire, de psycho, d’histoire de l’art qui en sont réduits après des années d’études au chômage, sont légion. Il y a pire des docteurs en biologie qui ont du mal à trouver un emploi cela existe aussi.
Simultanément, on constate que les carrières proposées aux meilleurs doctorants et chercheurs sont souvent insuffisantes ce qui les incite à partir ailleurs.
C’est donc d’une réforme d’envergure dont l’université a besoin.

Que souhaite la droite pour l’université française ? Ce n’est peut être pas uniquement dans les déclarations officielles qu’il faut chercher les réponses. Il y a eu pendant la campagne nombre de personnalités qui se sont exprimées et à travers les propos des uns et des autres le contenu de la réforme en gestation a pris corps.

Il est évident que l’autonomie est l’habit dans lequel tout le reste doit se cacher. L’idée est d’ailleurs séduisante tant la gestion centralisée de l’état a fait son temps dans le domaine universitaire comme dans d’autres.

Des contenus sérieux font partie du non dit actuel du moins au niveau ministériel. Il y a :
La sélection à l’entrée ou dans le cursus
L’augmentation sensible des droits d’inscription annuels
La mise à disposition des entreprises à coût réduit des moyens de recherche du secteur public au travers d’une « coopération » public(universités) –privé (entreprises)

Ces mesures ont pour but de faire des économies, de permettre un fonctionnement plus efficace des établissements universitaires et de fournir aux entreprises des moyens de progrès technique à un moindre coût.

Avec ces objectifs, on peut imaginer plusieurs réformes .L’une d’elles peut consister à mettre en place des universités à deux ou trois vitesses :

Des établissements sélectionneront sévèrement les étudiants avec des droits d’entrée élevés pour des cursus d’excellence qui seront financés par l’état et par les entreprises intéressées.
D’autres établissements seront ouverts au plus grand nombre avec moins de sélection des droits plus bas et des diplômes de plus bas niveau qui ne conduiront qu’à des métiers moins rémunérés voire au chômage.
Le contrôle national des diplômes n’assure en rien qu’il n’en sera pas ainsi car les universités ne prépareront pas nécessairement les mêmes diplômes.
Cette réforme présente un inconvénient elle crée un système qui existe déjà avec le partage des effectifs entre universités et grandes écoles. Elle n’évite pas le gaspillage ni les formations inutiles. Elle a un avantage, elle est socialement facile à faire passer ; dans la mesure où elle maintient une illusion égalitariste tout en mettant en place un processus de discrimination sociale efficace.
Elle représente le compromis politique le plus tentant pour un gouvernement qui voudra éviter un conflit majeur avec les jeunes.

Une réforme plus difficile serait de fermer l’entrée de l’université à tous ceux qui y accèdent dans les conditions actuelles mais qu’on voudrait en écarter, par des conditions de sélection et de droits d’entrée dissuasifs. Dans ce cas où iront tous ces jeunes qui ne sont pas formés pour s’insérer dans le marché du travail ?
Une telle tentative en l’état actuel de l’économie serait suicidaire car elle mettrait « à la rue » une bonne partie de chaque classe d’âge. Même NS ne s’y risquera pas.

Tout au plus l’aggravation des conditions sociales des étudiants seront elles utilisées comme moyen de pression pour dissuader les pauvres de continuer. Il faut donc s’attendre dans les médias à une rhétorique en boucle sur des thèmes du type « le mérite est aidé », ceux qui ont des difficultés « doivent faire des efforts et ne pas se complaire dans la paresse». On verra donc apparaître les « bourses au mérite » et des slogans exaltants « récompense du travail, de l’effort ».Dans le même esprit la défiscalisation des revenus des étudiants qui travaillent est une mesure à bon compte pour exalter « l’effort des études associées au travail ».Alors même que l’on sait que travailler pendant les études est un handicap sérieux.

La vraie réforme de l’université, celle que la gauche doit défendre c’est celle qui prend en charge l’ensemble des jeunes.
La mise en place de mesures sociales d’accompagnement des jeunes issus des milieux modestes est indispensable pour leur permettre de réussir. Chaque jeune doit voir s’ouvrir devant lui une perspective de formation et d’emploi. Mais cela doit se faire sans à priori et sans tabous. L’université est un lieu où la sélection par le diplôme, par l’excellence est légitime. Il ne s’agit pas de donner les mêmes diplômes à tout le monde mais de permettre à chacun de trouver une filière où il puisse s’accomplir. Le coût des formations, le prix personnel et collectif des échecs justifie que des principes d’orientation limitent les possibilité de chacun de s’inscrire et de poursuivre envers et contre tout telle ou telle formation. Il ne faut pas oublier que les formations inutiles sont équivalentes à du chômage déguisé. Il faut enfin que chaque formation conduise à une adaptation professionnelle immédiate ou relevant d’une formation définie complémentaire existante.
Cependant cette exigence comporte pour les pouvoirs publics l’obligation de mettre en place un véritable «service de l’orientation » capable d’étudier cas par cas le profil de chaque élève ou étudiant et de l’orienter avec efficacité. Ce n’est pas le cas aujourd’hui car les services de l’orientation sont très défaillants et ont parfois un comportement des plus cyniques. Dans les conseils de classe des lycées, il n’est pas rare que les élèves soient orientés vers des filières sans issue uniquement parce que, si les emplois n’existent pas, les formations, elles, existent.
La sélection ou l’orientation par les pouvoirs publics peuvent être sources de dégâts considérables. Les aléas du numerus clausus médical montrent ce qui pourrait se produire si l’orientation était d’une manière générale entièrement décidée par la puissance publique.

Les universités s’efforcent de prendre en charge les élèves de première année et imaginent toutes sortes de remises à niveau palliatives. Mais on voit bien que le problème ne sera pas résolu si on ne traite pas en amont la manière dont l’enseignement secondaire délivre le bac à quasiment toute une classe d’âge. Un même diplôme recouvre des aptitudes et des niveaux si différents qu’il n’est plus un instrument d’orientation sérieux.
Il est assez étonnant d’observer que si d’une part l’ensemble des jeunes ont le bac, le nombre de ceux qui s’estiment en mesure de poursuivre des études universitaires dans les matières scientifiques (mathématiques, physique) diminue sans cesse comme si les lycéens sentaient confusément que la préparation qu’ils ont subie ne suffisait pas pour leur assurer une réussite sans problème dans le cursus universitaire. Pour la même raison on observe que de nombreux lycéens parmi les plus brillants préfèrent s’orienter dans les enseignements courts en IUT.
Mais il faut dire aussi que les contenus d’enseignement des universités se font remarquer par la pauvreté des horaires et la maigreur des contenus (quel qu’en soit le niveau) en comparaison des formations proposées en IUT ou en école d’ingénieur. On peut dire qu’avec les mêmes aptitudes et avec le même goût pour le travail, l’étudiant qui se retrouve en université se trouve largement désavantagé par une prise en charge légère, un horaire d’enseignements ténu , un calendrier universitaire atrophié. Bref les moyens de formation qui lui sont consentis sont faibles.

Une des premières choses à faire est donc de doper les cursus universitaires en première et deuxième année avec un contenu transversal utile dans tous les métiers qui va rendre un peu moins limitée la formation. Ce packaging pourrait comprendre des langues, du droit, des techniques de communication, de commerce, d’audiovisuel, d’informatique,etc..
Des stages en entreprise doivent être prévus pour tous dès le début pour les confronter avec le monde de la production et des applications techniques.



Le bac permet d’entrer à l’université mais chaque bifurcation vers le monde du travail devrait pouvoir se trouver favorisée par un dispositif de formation professionnelle qui s’appuis sur ce qui a été fait en université.
Il est assez déplorable de constater aujourd’hui que l’enseignement secondaire ne prépare pas sérieusement à des études universitaires et de même que lorsque les études universitaires sont interrompues, la formation professionnelle n’est pas en mesure de tirer profit de ce qui a déjà été fait dans l’enseignement général.
Il est indispensable d’insérer ces trois éléments, lycée, universités, formation professionnelle dans une réflexion commune.

Le retour à un lycée sélectif n’est plus imaginable, mais la mise en place de sections différenciées plus nombreuses est une urgence. Il ne s’agit pas de définir des filières ou on travaille et des filières « de paresse ». Il s’agit de définir des filières où on fait des choses différentes. Les mathématiques théoriques ou le grec ne sont pas forcément faits pour tout les monde mais il existe des mathématiques appliquées et de l’informatique et on peut définir différents contenus et différents niveaux de difficulté. Cela sans préjuger d’un autre problème qui est de remettre l’ensemble des lycéens au travail. On ne peut y parvenir sans lutter contre le mouvement « pédagogiste » qui postule que n’importe quel élève est doué pour n’importe quel cursus et que si l’élève échoue c’est nécessairement la faute du maître et de sa méthode pédagogique. Cette croyance a eu des effets remarquables, elle a conduit à des efforts considérables de la part des enseignants et à des progrès concomitants dans les méthodes d’enseignement. Elle a malheureusement aussi donné aux parents le sentiment que l’enseignant est toujours l’unique responsable de l’échec de l’enfant. Et elle a infantilisé l’élève dans une posture d’innocent irresponsable. Ce qui se traduit par un manque de responsabilité et de travail funestes.
La formation professionnelle est un domaine géré par les régions alors que l’apprentissage relève des chambres de commerce. On constate que ces secteurs qui devraient être complémentaires entre eux mais aussi avec les enseignements secondaire et universitaire, pour que les formations qui se suivent se complètent sont en réalité indépendants et fonctionnent en toute ignorance les uns des autres. La mise en place d’une structure de concertation chargée de créer de la cohérence dans ces différents domaines semble donc indispensable.
La réforme de l’université ne peut donc être totale si on n’entreprend pas simultanément celle de la formation professionnelle qui devra prendre en charge dés leur sortie ou plus tard les étudiants sortis du cursus universitaire. Développer une plus grande porosité entre universités et formation pressionnelle s’impose.

Dans un premier temps, si elle ne tient pas compte de tous le paramètres évoqués, une réforme des universités aura une bonne chance de mettre le feu aux poudres en rendant évident ce qui n’est aujourd’hui que soupçonné le fait que pour une proportion non négligeable des jeunes étudiants l’université n’est qu’une sorte de voie de garage en attente du premier emploi.
Si l’économie est en phase de croissance le surplus d’étudiants réorientés vers l’emploi trouvera à s’insérer mais si l’économie reste atone, il se retrouvera devant des perspectives de chômage et il n’est pas exclu que cela entraîne des mouvements de révolte.

La nécessité d’une réforme est pourtant reconnue par tous et le diagnostic assez partagé mais les objectifs de la droite et de la gauche ne sont pas les mêmes. Le libéralisme s’accommode assez bien de structures inégalitaires où les plus riches pourront à leur profit reproduire l’ordre social qui les favorise. La gauche ambitionne que l’espace du savoir soit celui de l’égalité et de l’ascenseur social. Toutes deux veulent une organisation efficace qui fournisse à la France les savoirs et les hommes nécessaires à la croissance économique et au maintien du pays dans un rang honorable de la compétition mondiale.

Il est aussi important de savoir si les universités ont en elles mêmes les ressorts d’une réforme efficace ? Existe t-il en leur sein des enseignants et des administratifs capables de prendre à bras le corps l’ensemble des problèmes assez considérables auxquels l’université en réforme va devoir faire face ? Ce n’est pas la moindre question. Pour espérer réussir le gouvernement devra dans tous les cas les mobiliser en leur expliquant ce qu’il entend faire en obtenant leur adhésion et une participation active aux réformes.

Mettre en place une plus grande collaboration entre les entreprises et l’université est de bon sens pour maintenir au niveau le plus haut possible la productivité des entreprises et développer l’offre dans les secteurs de pointe. Mais il faut que l’université garde une entière liberté d’action dans le domaine de la recherche fondamentale. Il serait dangereux que tous les crédits donc tous les axes de recherche soient pilotés par les entreprises dont les objectifs sont influencés par des problèmes économiques et technologiques qui relèvent du court terme.

La mondialisation crée au niveau international une compétition scientifique et technique qui met en demeure les entreprises de se moderniser en permanence. Ce progrès technique suppose que les formations des acteurs du monde du travail, qu’ils soient cadres, ingénieurs, techniciens ou même simples exécutants relèvent d’un système dans lequel les savoirs, les idées, les techniques soient diffusées à chaque niveau et créent une connivence culturelle intense. C’est donc de la formation dans son ensemble qu’il faudrait débattre et non pas de l’université seule.
L’autonomie des universités permettra d’expérimenter des évolutions novatrices à condition qu’elle s’interdise d’enfermer les uns dans l’excellence et les autre dans la médiocrité.
Cela suppose que l’État se dote d’un outil d’intervention pour contrôler, noter, conseiller et surtout sanctionner les universités qui ne respecteront pas ce pacte républicain.



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:: Les commentaires des internautes

Je ne suis pas de gauche
Posté par LÉONARD Serge le 03.07.2007
Bonjour.

Bien que je respecte tes convictions je ne suis pas de gauche

Bien respectueusement
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Je ne suis pas de gauche
Posté par LÉONARD Serge le 03.07.2007
Bonjour.

Bien que je respecte tes convictions je ne suis pas de gauche mais ton blog est long. Comment fais-tu pour faire plusieurs pages.

Merci de bien vouloir me l'indiquer stp.

Chacun a ses idées et ses opinions


Bien respectueusement
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Un autre Avenir !
Posté par Alayn DROPSY le 04.07.2007
Bonjour ! Oui, nous pensons qu'il y a un autre avenir que celui du socialisme rose: l'anarchisme !
Venez voir sur notre site !
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