Ecoeurement
Posté le 25.08.2007 par vivelagauche
Ecoeurement, quand on entend les dernières déclarations de NS à la radio, faire feu de tout bois, à tout bout de champ, de chaque événement bon ou mauvais qui apparaît dans l’actualité, pour prendre position et attirer sur lui les projecteurs des médias. Ceux ci d’ailleurs rapportent ses propos et leur donnent servilement un écho démesuré sans jamais introduire la moindre once d’esprit critique. Quelle dérive affligeante !
Mais ironiser sur le « non lieu » en faisant semblant de croire que ce terme de droit nierait la réalité des événements survenus ! Bref face à un drame horrible qui appelle retenue et compassion discrète pour les victimes et leurs familles puisqu’on sait depuis longtemps que ces actes atroces ont été perpétrés par un malade schizophrène, que penser de cette volonté présidentielle d’en rajouter, dans la publicité, dans l’exploitation de l’émotion en utilisant des mots brûlants et des propositions démagogiques. A quoi bon exciter le ressentiment populaire en discutant publiquement une décision judiciaire ce qui est de nature à discréditer nos institutions, comme si la justice en reconnaissant la simple vérité de la folie du meurtrier ne faisait pas son travail et proposer d ‘organiser un jugement en cour d’assises en faisant croire que la grandiloquence de l‘appareil de l’état, la solennité des cours de justice est un remède assuré aux peines des victimes. C’est une volonté d’en faire toujours plus pour ne pas reconnaître que justement devant certaines situations tragiques la condition humaine est l’impuissance et que la dignité c’est de l’assumer sobrement. Que la famille, que les associations de victimes en appellent à plus d’actes publics de reconnaissance de leur malheur, pourquoi pas ? Mais que le plus haut magistrat de la nation nourrisse par ses propos les aspirations publiques à des ripostes judiciaires irrationnelles c’est une nouveauté dans la république qui n’est pas de bon augure. Fonder un remaniement des institutions sur des réactions émotives et passionnelles à des événements tragiques, c’est une inquiétante forme de régression des pratiques politiques qui est annoncée.
La justice moderne se flatte, pas toujours légitimement, d’avoir introduit la raison dans son exercice quotidien. La retenue, les droits de l’homme y compris pour les pires d’entre nous sont des règles qui marquent le progrès de la civilisation. Les temps où on jugeait les fous, les enfants les animaux ont existé, c’était le moyen âge. Il existe encore des sociétés où toute mort est suspecte et implique un coupable matériel ou magique. Il a fallu des siècles de progrès et de combats de la raison pour s’affranchir de multiples pratiques archaïques. La régression n’est pas à inventer elle existe déjà sous des modes variés dans un passé révolu. S’y laisser glisser à nouveau; à l’occasion de tel ou tel fait divers plongeant des gens dans le malheur et le public dans l’angoisse, est trop facile hélas, le destin de la France est-il de s'aventurer dans des chemins aussi risqués?
Un état moderne et efficace se doit de manifester un minimum de sang froid, si le pouvoir réforme, il le fait dans le calme, la durée et la concertation mais se contenter de rebondir ainsi à chaque événement par des propos comminatoires est plus le signe d’une fébrile démagogie que d’une réactivité vigoureuse.
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:: Les commentaires des internautes
Moyen-Age
Posté par
PLF le 04.09.2007
Et comment un Président de la République a t-il pu dire, sans soulever la moindre indignation, cette terrible phrase :
"en tant que Président, je me dois de réagir comme le ferais le père de la victime"
ou encore,cette affirmation très préoccupante du Garde des Sceaux :
" mon premier devoir, c'est de protéger la victime, pas le délinquant"
deux manifestations d'une régression historique en cours...
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Posté par
blast le 11.09.2007
n'importe quoi!achète toi un cerveau en plus ton blog fait une centaine de pages!
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