Créer un blog Présentation

Nom du blog :
vivelagauche
Description du blog :
Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
20.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or vivelagauche
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· les 35 heures (essai d'explication de gauche)
· Qu’est-ce qu’un « logement social » ?
· Le PS sarkozien en formation?
· En finir avec Arlette (Rôle de l'extrême gauche)
· aucune mesure aussi délirante soit elle ne peut être écartée
· sarko le fort, PS le faible?
· un peu moins d’école
· réforme des universités de gauche et de droite
· Que faire de la lutte des classes (1)
· Défense de la démocratie parlementaire

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

FRANCE NOUVELLE POLITIQUE C'EST LA VERITE
26.08.2008
@X X X X X X
26.08.2008
Liberté?
09.08.2008
Comme d'habitude
09.08.2008
Rassembler ?
26.07.2008
Il existe aussi quelque fortes personnalités très
09.07.2008
bonjour
10.04.2008
L'urgence :
13.03.2008
UMP
18.02.2008
mwai.
05.02.2008
Courage pour la suite
13.01.2008
un petit coucou
12.01.2008
deux questions
12.01.2008
IL N Y A PAS QUE DES RASCISTES
06.01.2008
vous etes des rigolos
06.01.2008
Hellooo' =D
29.12.2007
d'accord
28.12.2007
héhé
28.12.2007
Commentaire d'un travailleur du bâtiment
17.12.2007
ça ne se fait pas!
12.10.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· romump
· annoeullinump
· modem15
· recloses2008
· haakite
· davisprosarkozy
· niousessaintmartinoises
· sabihaahmine
· anarchie23
· amistaduruguay

Dificile positionnement sur les retraites

Dificile positionnement sur les retraites

Posté le 25.09.2007 par vivelagauche
Dans le dernier hebdo des socialistes il y a un dossier sur « la réforme des retraites des socialistes ». Je feuillette avec gourmandise avec l’espoir de tomber sur un document argumenté, clair et concis exposant les éléments d’une alternative aux propositions gouvernementales. Le propos, au début est assez convaincant, l’analyse de la situation actuelle est faite sans complaisance et elle est assez complète. Elle fait apparaître que les régimes spéciaux sont un facteur de division dans le monde du travail ce que la droite a parfaitement compris puisqu’elle les utilise jusqu’à plus soif. Elle attire l’attention sur tous les régimes particuliers qu’il convient de prendre en compte comme les retraites des artisans et commerçants, etc. Puis elle pose le problème général du financement des retraites et suggère que l’augmentation des prélèvements est inéluctable (la proposition sur les stocks options de Seguin est citée). L’accroissement du nombre des retraités par rapport au nombre des actifs est bien mis en évidence. Pour faire face à ce grave défi, le texte annonce que la gauche recommande l’augmentation des prélèvements obligatoires (des plus riches cela va de soi) textuellement « la réponse à tous ces défis sociaux passe par une augmentation des recettes ». Malgré les différences de point de vue entre les socialistes et la droite il y a ici un constat d’évidence qui impose une opinion commune sur un point crucial: Il faut augmenter les ressources des fonds de retraite. La droite tentera de faire peser ce financement supplémentaire uniquement sur les catégories modestes en évitant dans la mesure du possible de pénaliser les catégories aisées et les entreprises alors que la gauche voudra au contraire taxer de préférence les revenus les plus élevés et épargner les plus modestes au nom de la solidarité nationale. Cela dit, la mise en œuvre de ces intentions se heurte à des contraintes objectives. La pression des prélèvements obligatoires est déjà très élevée (44,4%) alors même que l’on parle de faillite de l’état. La mondialisation exerce une pression qui rend difficile l’accroissement des coûts du travail. Dans ces conditions est-il possible d’augmenter les prélèvements ? Lesquels ? Comment s’y prendre pour que l’impact sur le coût du travail ne pénalise pas davantage les exportations ? Quand on parle d’augmenter les cotisations, desquelles parle –ton? Des patronales ? Ou des salariales? De l’imposition des rentes? Et est ce possible?
Le PS se doit d’apporter ses réponses sur chacune de ces questions. Hélas sur nombre de points l’étude reste vague.
L’Europe entière est confrontée à l’épineuse question démographique : Pour faire face au déséquilibre entre actifs et retraités, peut-on maintenir la retraite à 60 ans ou faut- il reculer l’âge légal de départ à la retraite? (L’ensemble de l’Europe converge vers 65 ans avec quelques pays qui permettent 60 ans aux femmes) Bien que le dossier évoque l’obligation de permettre à certains de partir plus tôt à cause de la pénibilité des tâches et d’une espérance de vie plus courte, il n’évoque nullement la question de l’âge de départ à la retraite sous son aspect général. C’est une omission de taille !
Le nombre d’annuités de cotisations n’est pas évoqué non plus. Faut-il rester à 40 ans ou bien comme le suggère Xavier Bertrand glisser vers 41 ans voire au delà ? Fillon et Parisot l’ont proposé aussi (on sait bien que pour eux, l’obsession c’est de maintenir les gens au travail le plus longtemps possible), mais quelle est la position du PS?
Une autre question d’importance est le montant du taux de remplacement qui varie beaucoup d’un pays à l’autre (Allemagne 64%, Italie 80%, Espagne 100%).
A travers leurs interventions dans les médias, les syndicats semblent avoir admis la nécessité de travailler au delà de 60 ans pourvu que le principe du départ en retraite à cet âge là reste virtuellement (symboliquement) possible. De toutes manières. la réforme Balladur, en vigueur, en imposant 40 annuités de cotisation empêche de fait nombre de personnes de partir en retraite à 60 ou même à 65 ans. Alors il faudrait que le PS explique sa position. Si on maintient le principe de 40 annuités, quel âge limite faut-il considérer ? En effet un jeune qui a fait quelques études et qui commence à travailler à 25 ans ou plus ne pourra pas avoir 40 annuités avant 65 ans ou plus, sans même parler des durées stérilisées d’éventuelles interruptions de carrière (par conséquent, il est très important de savoir comment seront décomptés les temps de « non emploi », chômage, formation, maladie, etc.).
Il semble souhaitable de fixer des règles précises pour encadrer et rendre moins pénibles les conditions de travail au delà de 60 ans. Mais pour que les gens travaillent plus longtemps, il faut d’abord imposer aux entreprises de ne pas licencier les seniors, voire les quinquagénaires (le gouvernement promet des mesures contre les préretraites)? Comment faire baisser le chômage des jeunes qui retarde leur accès au premier emploi ce qui compromet dés le départ la possibilité d’obtenir les 40 annuités sur la carrière? Quels type d’aménagements peuvent être prévus pour ceux qui voudraient continuer à travailler avec un temps partiel au delà de 60 ans ?
Ces questions de fonds sont publiquement posées. Il y a consensus en France pour qu’on en débatte. Le PS se doit d’exprimer clairement ses positions.
D’autres questions non moins importantes se posent :
Les projection alarmistes des statisticiens sont elles fiables ? N’y a t-il pas de la part du pouvoir une dose d’intoxication catastrophiste ?
Ne pourrait-on avoir une politique d’immigration volontaire pour réduire partiellement le déséquilibre démographique entre classes d’âge?
Faut –il demander aux seniors ou du moins à bon nombre d’entre eux de piocher dans leur capital du fait qu’ils sont les plus riches en ce qui concerne non pas les revenus mais la propriété des biens. Cela suppose une taxation du capital, est elle envisageable?
Pour finir, les retraites par capitalisation sont condamnées sans appel par la gauche (Même si elles sont pratiquées en guise de complément dans plusieurs pays européens) parce qu’elles brisent la solidarité entre cotisants. De plus passer du régime de répartition au régime de capitalisation entraîne un effort supplémentaire, il faut cotiser pour la répartition des retraités d’aujourd’hui des sommes qu’ils consomment et de plus accumuler du capital afin de constituer le placement qui produira des revenus plus tard. La capitalisation en abolissant la solidarité expose les plus démunis qui n’ont pas eu les moyens de cotiser à se retrouver sans ressources au moment de la vieillesse comme l’illustrent maint exemples américains. Ce système fondé sur l’individualisme détourne les hauts revenus de l’effort de solidarité collectif (tout comme le plafonnement des cotisations de sécurité sociale par exemple). L’instauration d’une capitalisation même partielle pourrait conduire insidieusement à servir au titre de la répartition des retraites insuffisantes en prétextant que chacun est libre de se construire par un effort personnel une rente supplémentaire par ailleurs. Il s’agit donc d’un système qui ouvre sur des conséquences dangereuses. Cependant l’absence de dispositif de capitalisation n’empêche nullement les catégories aisées d’épargner, elles le font sous d’autres formes et en particulier par les acquisitions immobilières. La capitalisation de compléments de retraite pourrait être l’occasion d’abonder des fonds d’épargne permettant d’orienter des ressources vers les petites entreprises et la recherche à un moment où le pays a besoin de faire un grand effort dans ce domaine. Ne serait- il pas opportun d’ouvrir une réflexion pour savoir dans quelles conditions on pourrait drainer plus efficacement une partie de l’épargne des gens aisés dans cette direction en leur promettant une complément de retraite ad hoc ? Une opposition de principe dispense de toute réflexion, mais est ce réellement ce qu’on attend d’une formation politique qui a vocation à gouverner? L’épargne des gens aisés est actuellement utilisée dans des investissements immobiliers d’une manière qui n’est pas très satisfaisante. Elle ne sert pas, le plus souvent à construire des appartements pour les jeunes mais des villas luxueuses et des résidences secondaires sous utilisée. De plus cette épargne immobilière des classes moyennes et aisées est coûteuse en terrains et équipements et elle contribue à la spéculation immobilière. Une législation incitative devrait décourager les constructions somptuaires et encourager le placement dans les entreprises moyennes et les organismes de recherche. Il est assez naïf de penser que le fait de ne pas avoir créé des outils de capitalisation suffit à niveler les conditions des uns et des autres. Les riches épargnent autrement c’est tout.
On peut aussi abonder comme le propose le parti socialiste le fond des retraites mais ce ne peut être avec de l’argent public qui fait défaut. Alors comment ? Et ce fond des retraites il faut l’utiliser efficacement pour dynamiser l’économie.
Une autre piste serait peut être d’inventer des produits d’épargne retraite intéressant les salariés aux profits réalisés par leur entreprise. Une sorte de « participation gaullienne » partiellement mutualisée dans un fonds pour limiter les risques et destinée à servir un complément de retraite aux salariés. Cela aurait un triple effet, d’une part permettre de détourner une partie du profit du capital vers le travail, d’autre part de fournir à l’entreprise des fonds propres pour investir, enfin d’assurer au salarié un complément de retraite lié aux performances de son entreprise.
(C’est d’ailleurs le contraire que le gouvernement précédent avait fait en permettant aux bénéficiaires d’intéressement de liquider leurs participations pour les inciter à consommer immédiatement).
Au total le projet socialiste ne désirant pas « faire mal » ni bousculer des tabous est un objet en vitrine qui court le risque de n’intéresser personne. Non pas que ses intentions généreuses ne soient pas séduisantes, tout le monde souhaite voir sa retraite augmenter, mais les gens ne sont pas à ce point naïfs, ils savent bien que demain on ne rasera pas gratis et que le problème des retraites ce n’est pas un excès de financement qu’on n’arrive pas à distribuer mais un déficit sérieux qu’il faut combler. Ils s’attendent donc à ce qu’on leur dise quels sont les sacrifices à consentir, ceux qui concerneront tout le monde et ceux qui les toucheront directement.
Les retraités qui perçoivent les retraites les plus basses savent bien qu’il existe une pénurie de pouvoir d’achat, mais personne en France ne se croit ces jours ci invité à une table d’abondance.
Un texte plus engagé analysant une panoplie plus vaste de mesures possibles pour les réfuter ou les adopter aurait permis d’avoir une vision d’ensemble plus cohérente. Dans ces textes, la seule mesure « pénalisante » proposée est l’augmentation des prélèvements. Est ce réaliste ?
Dommage ! Dommage ! Dommage !



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus