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vivelagauche
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Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
Catégorie :
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Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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Le PS va-t-il disparaître ?

Le PS va-t-il disparaître ?

Posté le 07.10.2007 par vivelagauche


Le PS va-t-il disparaître ? Les héritiers sont déjà en place et le débat est ouvert dans les médias.

Sur sa gauche Olivier Besancenot veut sortir de l’étroit créneau de la ligue révolutionnaire pour créer un vaste mouvement gauchiste et protestataire qui absorberait l’extrême gauche, le parti communiste et la gauche du parti socialiste. Bref il souhaite mener à bien l’opération de rassemblement qui a échoué avant la présidentielle. Il est vrai que depuis les urnes se sont exprimées et lui ont donné le rôle d’incontestable leader dans ce secteur de l’opinion publique. Il est le seul à avoir fait un score honorable alors que ses rivaux sombraient.
Le Modem sur la droite du PS se présente comme un mouvement centriste qui n’a pas de ligne politique assurée oscillant entre centrisme de droite et de gauche. Ce flou est destiné à ménager l’avenir et permettre à ce mouvement d’attirer les déçus des deux bords. De plus il possède un leader charismatique auréolé de son score au premier tour de la présidentielle. Certes c’est un mouvement aujourd’hui sans élus et sans troupes mais il a l’écoute d’une partie non négligeable de l’électorat qu’il ne peut pas décevoir n’ayant aucune responsabilité gestionnaire ni nationale ni locale.
Assez bizarrement Ségolène Royal qui a fait à la présidentielle un meilleur score que François Bayrou voit son image bien plus écornée au cours du temps. Son désir de leadership sur le PS a suscité attaques, contre attaques et règlements de comptes violents. Pourtant, son positionnement centre gauche, n’est pas très éloigné de celui de F. Bayrou et il a l’avantage de la clarté.
Alors dans ce contexte le manque de management du PS peut finir par créer les conditions d’un éclatement du parti dont les membres se disperseraient sur les marges. Avec un cinquième à l’extrême gauche et le reste vers le centre. Contrairement à ce que pensent nombre d’élus et de militants cette hypothèse n’est pas impossible et cette hypothèse devient probable en cas de déroute aux municipales.


Pour beaucoup d’élus et de responsables socialistes les municipales soient considérées comme sans danger.

Ils pensent que les premiers signes de l’usure du pouvoir sarkozien ouvriront une fenêtre pour un positionnement protestataire et que d’autre part le déjà important enracinement du PS au niveau local fera le reste pour assurer des résultats satisfaisants.
Ces calculs consistent à tirer des plans sur la comète et ne tiennent pas compte du fait que l’animal politique hors pair qu’est le président de la république ne va pas sans réagir laisser les choses dériver contre ses intérêts. Il dispose de moyens considérables pour influence l’opinion, c’est dune grande certaine naïveté de penser qu’il restera inactif. Il est plus prudent d’imaginer que deux ou trois mois avant les municipales la machine à polémiques va se mettre en route avec quelques lignes de force bien senties pour décrédibiliser les socialistes. Tout sera bon, soit l’exploitation des événements du moment, soit la remise en route d’anciennes ritournelles, soit encore l’exploitation des faiblesses actuelles du parti en mettant en évidence dans des campagnes médiatiques bien orchestrés sa division et son incohérence. Il ne faut donc pas regarder comme un détail la création d’un parti « de gauche » sarkozien par Bocquel.
Le pouvoir ne lésinera sur les attaques contre le PS et il n’hésitera pas à utiliser tous les moyens don il dispose. Les moyens médiatiques du parti socialiste sont incommensurablement plus modestes que ceux de la droite. Car ce n’est pas dans la campagne officielle que circule la pensée droitière mais elle se répand grâce aux émissions périphériques et aux journaux parlés ou insidieusement les idées de la majorité sont jour après jour valorisées et installées comme pensée dominante dans l’opinion publique.


Une perte des élections municipales pourrait être la défaite de trop.

Dans un parti d’élus comme le PS on peut se consoler de ne pas gouverner au niveau national si des sièges sont disponibles en nombre au niveau local. Mais si la campagne montrait que l’affiche PS expose les candidats locaux à des défaites, c’est la colonne vertébrale du parti qui s’en trouverait ébranlée sérieusement. Tout deviendrait possible.
La nécessité pour le PS de se mettre en ordre de marche avant les municipales et de ne pas penser qu’il sera temps après de se réformer tient à cette évidence. Il est indispensable de donner avant les élections une image rassurante d’un parti rassemblé en cours de rénovation et de modernisation afin de rallier les électeurs. Dans le cas contraire, rien ne garantit d’une déroute qui mettrait l’éclatement du PS à l’ordre du jour.
Il faut en appeler solennellement aux responsables socialistes pour qu’ils resserrent les rangs sur une ligne politique simple non pas social- démocrate, formule trop connotée avec des expériences dépassées, mais décrite comme le « socialisme du concret ».
Pour chaque question il convient de rappeler la position idéale, les principes et les valeurs mais il importe ensuite de fonder son jugement sur une analyse scientifique la plus détaillée et la plus rigoureuse, avant de préconiser l’action possible en tenant compte des contraintes du réel.

François Hollande est-il la figure de proue qui convient pour mener la barque dans ces temps mouvementés ?

Non pas que l’on puisse exprimer sur son comportement, sur la personne la moindre critique. La continuité de son statut est absolument contreproductive avec le désir de donner du PS l’image d’un parti en cours de rénovation. Certes depuis la présidentielle, son discours plus libre tend à exprimer une ligne politique plus claire, plus construite, plus cohérente. Mais le souvenir des années récentes pèse sur lui, alors que premier secrétaire consensuel, il s’obstinait à rechercher le compromis entre les courants. Il s’en tenait alors constamment à des propos lénifiants et aseptisés, à la doctrine ce qui contribuait à rendre flou et abstrait le message du PS. Si son évolution est sensible pour les militants, son image prégnante dans l’opinion la masque au grand public. Il lui faudrait une forme d’expression bien plus « bruyante » pour attirer l’attention de l’électorat et faire comprendre à tous qu’à son tour « il a changé ».
Actuellement, bien que connu comme le premier des socialistes, ses positions ne sont reçues par le public que comme une variante parmi toutes celles qui émanent des personnalités socialistes. D’où ce sentiment de cacophonie quand le parti s’exprime sur un sujet.
Par opposition on peut remarquer que la droite aussi cafouille notablement quand elle communique, mais que dans tous les cas, dès que Sarkozy s’est exprimé sa position devient prépondérante et masque définitivement les contradictions qui avaient pu apparaître.

Si Hollande ne parvient pas à mettre en place un directoire restreint de trois ou quatre personnes autour de lui qui assurent la parole du PS et sont bien identifiées par l’opinion comme les communicants investis de la parole collective au non du parti le sentiment d’un parti sans tête perdurera dans l’opinion.

Le parti par ailleurs devrait avoir une présence médiatique fondée sur une plus grande emprise sur l’actualité.

Toutes sortes d’événements grands et petits devraient être prétexte à communiquer pour occuper l’espace médiatique de manière plus dense.
Le parti doit parler de tout et à tous et en permanence. Et cela ne peut se faire que par une cellule produisant en continu des prises de position officielles et des commentaires. Dans la société médiatique actuelle où un événement chasse l’autre et l’information nivelle la hiérarchie des sujets, s’en tenir aux sujets importants ou politiques c’est abandonner le temps médiatique aux autres. Il faut au contraire en continu tenir un discours politique d’interprétation des événements au moment où l’opinion publique est focalisée sur eux. C’est ce que pratique depuis longtemps mais encore plus maintenant Nicolas Sarkozzy qui a la volonté de réagir sans délai à tout ce qui apparaît comme centre d’intérêt des médias.
Ne faudrait-il pas passer la main à Jean Marc Hérault qui en sa qualité de président du groupe socialiste à l’assemblée et de maire de Nantes donne du PS une image gestionnaire, rassurante, responsable avec un langage mesuré et de gauche. Ne pourrait il devenir le premier secrétaire par intérim jusqu’au prochain congrès de manière à cumuler sur sa tête un ensemble de responsabilités qui lui permettraient de parler au nom du parti ?
Sa mise en avant signifierait la mutation du PS au discours réaliste sans sombrer dans une forme de social démocratie regardée par une partie de la gauche comme un simple renoncement à toute politique volontariste devant le capitalisme. Ce serait un geste fort pour signifier à l’opinion que les mutations indispensables sont bien en cours.
C’est donc une hypothèse sérieuse pour dessiner à la gauche un avenir moins sombre.



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