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vivelagauche
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Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
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26.05.2007
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Climat social: Un risque?

Climat social: Un risque?

Posté le 02.11.2007 par vivelagauche



Gros temps social pour le gouvernement avec deux mouvements pour la mi novembre, les régimes spéciaux le 14, les fonctionnaires le 20. Le pouvoir se trouve acculé à tenir pour ne pas voir son image se dégrader auprès de son électorat et dégringoler à toute vitesse. La réforme tous azimuts a une conséquence, elle fait des mécontents dans tous les secteurs en même temps. Le choix par le gouvernement de procéder ainsi contribue à alourdir le climat social. On a donc une impression que « tout va mal » mais y –a-t-il réellement un risque pour le pouvoir ?

Pour tenir il y faut une côte de popularité en or comme celle de Nicolas Sarkozy. Certes la confiance des électeurs n’est pas un blanc seing mais elle procure un avantage exceptionnel. Au départ ceux ci adhèrent aveuglément au nouveau pouvoir parce qu’ils ne sauraient le critiquer sans se déjuger eux mêmes. Cette douloureuse remise en cause personnelle ne peut se faire que sous la contrainte et avec le temps. Toute l’ambivalence de la situation sociale tient dans ce constat, le vote engage les élus mais il oblige aussi les électeurs. Même devant la réalité la plus brutale, la remise en cause de convictions intimes ne va pas de soi et demande un vrai travail de « deuil » qui ne se fait pas si facilement. Les 53 % de l’électorat qui ont accordé leur confiance à Nicolas Sarkozy affronteront bien des déconvenues avant de mettre en doute les qualités de leur champion. D’ailleurs il est particulièrement intéressant de noter à quel moment la courbe des sondages franchit ce niveau de sympathisants. En effet après l’élection le légitimisme d’une partie de la population explique son ralliement à l’homme qu’elle n’avait pas élu. Cette frange est évidemment la première à revenir sur son soutien dés que la situation se dégrade. Par contre le franchissement du taux de la victoire électorale, indique que les personnes qui ont voté pour le candidat commencent à lâcher le président. Au vu des sondages actuels, on peut donc penser que le pouvoir conserve encore des possibilités d’action même si on peut avoir le sentiment que celles ci s’effritent assez rapidement.

Dans une société bloquée comme la société française, le gouvernement se trouve devant un paradoxe, plus il agit, plus il augmente le nombre des mécontents et plus il se condamne à l’inaction pour le futur. Il lui faut rapidement obtenir des résultats sensibles qui puissent conforter l’opinion dans son soutien et arrêter cette spirale négative. L’absence du « choc de confiance » les hausses de l’euro et du prix du baril, la persistance des déficits, bref l’ensemble de l’environnement- socio économique ne permet pas au pouvoir de se prévaloir du moindre résultat positif. C’est pour lui une difficulté de taille.

Il serait intéressant de pouvoir diagnostiquer le moment qui va consacrer le basculement de l’opinion. Il est évident que le pouvoir fait la même analyse et surveille avec vigilance sondages et études d’opinion pour éviter justement que l’opinion publique ne le lâche.
Il sera donc amené à mettre en route des dynamiques de mobilisation de son électorat. Dans ce domaine les grèves des transports ne sont pas forcément une mauvaise nouvelle, par les désagréments qu’elles vont provoquer et qui seront largement médiatisés elles vont permettre au gouvernement de rassembler autour de lui la vaste cohorte des usagers mécontents (Qui seront largement multipliés si les agents EDF coupent le courant).

Cependant il faudra bien si les choses empirent que le gouvernement pour ne pas perdre la face montre ses muscles et que par conséquent des mesures brutales de réquisition par exemple soient prises. On ne peut donc pas exclure une véritable dramatisation avec mise en scène médiatique de l’opposition entre les grévistes et les autres. Si ce processus se déclenche, les grévistes seront stigmatisés en qualité de gauchistes et de soixantehuitards autrement dit la politisation sera extrême. Il est indispensable que le Parti Socialiste se prépare à ce type de situation car il peut perdre gros dans une tourmente qui se terminerait par la victoire du pouvoir.

Il ne faut pas oublier que si la réforme des régimes spéciaux a un aspect important dans le traitement des déficits, c’est avant tout un problème politique car les bénéficiaires de ces régimes ont à leur corps défendant joué un rôle central dans la campagne présidentielle, ils ont été désignés avec constance comme des privilégiée a qui il faut faire « rendre gorge ».Cette dialectique a joué un rôle essentiel dans le processus destiné à détourner le regard des électeurs les véritables nantis de la société française. Le gouvernement ne peut pas se désavouer ouvertement. Il pourra faire nombre de concessions discrètes (et il a semble –t-il commencé avec les conducteurs de train) mais à la seule condition qu’on lui consente une victoire apparente.

Bien sûr on peut toujours espérer que le pouvoir va s’effondrer et que la côte très faible du premier ministre en est le signe annonciateur. Cependant il serait hâtif de penser que les patrons, les financiers, les médias et toutes les droites coalisées autour de Sarkozy pendant la campagne électorale vont le lâcher subitement 6 mois après. Penser que le pouvoir va reculer à la manière de Chirac il y a quelques années est donc pour le moment une pure spéculation car celui ci n’avait pas fait du problème des retraites un enjeu politique majeur. Au contraire Nicolas Sarkozy a pris sur ce dossier un véritable engagement politique, le président et le gouvernement, jouent donc leur crédibilité politique, ils ne céderont pas sans y être acculés et en sachant que pour eux la défaite serait majeure. Il est bien plus probable qu’ils utiliseront tous les moyens possibles et imaginables.



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