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vivelagauche
Description du blog :
Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Donnez leur le pouvoir

Posté le 26.12.2007 par vivelagauche
Dans un long entretien à France Culture, Marek Halter affirme qu’il aurait dit à Nicolas Sarkozy au sujet des banlieues « Donnez leur le pouvoir » et il fait le procès des experts actuels qu’il compare à des médecins au chevet d’un malade muet. Ensuite il décrit une France des communautés qui heureusement n’est pas aussi réelle qu’il le dit. L’association des auvergnats de Paris qu’il cite en exemple, est peut être un gentil groupe de célébration folklorique et de retrouvailles provinciales mais ce n’est pas encore une force politique ayant des objectifs propres ou un action de lobbying.
A cette vision communautariste qui serait celle de la société, il me semble utile d’opposer une réalité tangible fondamentale dans la république, le pouvoir appartient aux collectivités territoriales reconnues
Les décisions d’affectation de crédits, le choix des politiques urbaines, etc., se font dans le cadre des communes, des communautés de communes, des conseils généraux, des conseils régionaux. Et c’est ce qui rend si difficile la restructuration de l’état. Toucher au découpage communale c’est toucher au délicat équilibre du pouvoir politique. C’est d’ailleurs pourquoi il est plus facile de créer des structures supplémentaires, de nouvelles niches de pouvoir à remplir que d’en supprimer et de déstabiliser ainsi des populations entières qui voient les interfaces du pouvoir, les accès aux responsabilités s’éloigner si on supprime des structures existantes. Les 36000 communes françaises sont les portes d’entrée de l’édifice étatique pour la population. Supprimer l’une d’elles pose immédiatement le problème de la frustration, de la discrimination que subiront les habitants de cette porte là. Et il ne s’agit pas de poser un problème pratique mais d’en ressentir la portée symbolique et identitaire. La commune est l’un des éléments forts de l’identité personnelle et la pratique de la démocratie communale (même si elle est à bien des égards critiquable) est le premier rapport à l’ordre républicain.
Dans les grands ensembles, le lien avec la république est distendu par l’éloignement et la confusion. Les maires des villes comportant des grands ensembles les représentent assez mal sociologiquement et électoralement. Ils sont les élus des quartiers plus prospères en opposition avec ces grands ensembles qui forment des ghettos où s’entassent les pauvres. Donner un vrai pouvoir aux quartiers ce n’est pas inventer je ne sais quelle communauté qui émergerait plus des grands ensembles que des lotissements. C’est tout simplement faire une réforme qui érigerait en collectivité territoriale les quartiers de 5000, 10000, 20000 habitants que forment les alignements de tours et de barres dans les banlieues.
Pour que leurs élus décident de leur police municipale, de leurs écoles, de leurs transports, de leur action sociale, et qu’ils aient pour cela l’autorité et les moyens financiers. Et qu’on ne soit plus dans ces situations où l’on voit les autorités républicaines en cas de pépin aller consulter un iman ou des grands frères seules autorités de fait dans des quartiers livrés à eux mêmes dans un véritable désert démocratique.

Vous avez raison monsieur Marek Halter : Il faut leur « donner le pouvoir » et c’est même une des urgences que la gauche doit inscrire dans son fameux futur programme ou projet, peu importe le terme mais qu’il ne faudrait ne pas mettre trop de temps à élaborer sous peine de se réveiller une nouvelle fois avec Sarkosy pour encore cinq ans.




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il est temps de faire de la politique

Posté le 26.12.2007 par vivelagauche
« Le peuple souffre, le roi s’amuse » Ségolène royal n’a pas tort de railler le président qui fait de sa vie entière un élément de communication politique. Mais l’opposition s’épuisera à chercher au quotidien une riposte aux facéties médiatiques d’un grand professionnel des médias où chaque jour une info chasse l’autre, une image efface la précédente. C’est de fond qu’il faut parler aux français. Poser quelques principes simples et les marteler jour après jour sans tenir compte du calendrier princier. Ce n’est que par ce moyen que l’on sortira nos concitoyens de cette sarabande ridicule destinée à faire chaque jour l’apologie renouvelée de notre nouvelle altesse.
Il y a des choses à dire sur le capitalisme financier qui est devenu l’ennemi de la société toute entière puisqu’il pressure sans discernement l’état, les entreprises et les particuliers.
Il y a à dire sur les réformes vitales de l’état, de l’école, de la formation, et de la recherche pour remettre la France en ordre de marche. Surtout que la droite prétend mener à bien ces réformes là alors qu’elle se donne surtout les moyens de balancer beaucoup de poudre aux yeux.
Il est donc essentiel que le parti socialiste sur ces thèmes nombreux prenne des positions précises et décrive les évolutions qu’il souhaite voir dans notre société.
Il y a beaucoup à dire sur les slogans stupides comme travailler plus pour gagner plus qui postulent que la croissance se décrète et que le travail dépend de la volonté du travailleur.
Il y a à dire pour réfuter ces théories droitières qui font de la rémunération et du statut du travail les seules variables d’ajustement économique et qui conduisent à précariser tout le corps social au seul profit des bénéfices financiers. Il est plus que temps de s’interroger sur la pénurie d’investissements en France depuis des années et sur le retard technique accumulé.Quel est dans ce domaine le rôle des ponctions effectuées par les actionnaires?

Il y a fort à faire pour lutter contre le racisme et les discriminations et soutenir le combat de tous ceux qui luttent pour contrer la politique inhumaine du chiffre dans le domaine des expulsions. Dans ce domaine les seuls qui actuellement soutiennent médiatiquement cette lutte ce sont les guignols de l’info. Merci à eux !
Il y a beaucoup à dire pour combattre les atteintes au principe de laïcité fondateur de notre paix sociale et de notre liberté de penser.

Bref, il est temps de faire de la politique et de durcir un combat dans une république menacée par une forte dérive vers un pouvoir personnel même pas gaullien. Il faut marteler les arguments que les français n’entendront que progressivement pour qu’ils se rendent compte de la grande arnaque politique qu’a représenté l’élection d’un ami du capitalisme financier. Cela a consisté à charger le renard de la garde du poulailler.

un aventurisme politique tous azimuts

Posté le 24.12.2007 par vivelagauche
C’est méconnaître Nicolas Sarkozy que d’imaginer qu’il puisse faire à Rome un voyage pépère pour aller recevoir un beau diplôme des mains de Benoît XVI. Si l’événement n’est pas médiatiquement fort cela ne l’intéresse pas et s’il n’y a pas un petit bénéfice politique, à quoi servirait le voyage ? Il est donc dans sa nature de prononcer à Latran un discours qui met à terre le consensus national sur la laïcité pour le plaisir de faire parler de lui et de conforter son électorat d’extrême droite. D’autant plus que toute référence excessive à la christianité de la France est un pied de nez à quelques millions de concitoyens musulmans, ce que les xénophobes et racistes n’ont pas manqué d’entendre comme message subliminal très clair et pas du tout chrétien.

Ce discours à Rome transgresse un usage qui voulait qu’un président en voyage ne traite pas à l’étranger de politique intérieure à plus forte raison quand il s’agit d’un thème sensible comme peut l’être la place de la religion dans l’espace public.

En fin de compte il faut dire et redire que rien n’arrête Nicolas Sarkozy, qu’il n’y a aucune limite et aucun principe à son action. Et c’est d’ailleurs là que se trouve le point faible de sa parole, ce qu’il dit aujourd’hui peut être contredit demain par un geste, un discours, un signe dans l’autre sens si les conditions politiques l’exigent.

C’est d’autant plus pour la gauche un devoir de combattre un aventurisme politique tous azimuts dont la fin dernière n’est que d’asseoir un pouvoir personnel de plus en plus étouffant.

humeur marseillaise

Posté le 22.12.2007 par vivelagauche
Que ceux qui ont leurs entrées dans le royal palace Elysée, aillent d’urgence dire à son excellence Nicolas le Bien Aimé combien Jacques Marseille est méritant et dévoué, combien il est digne d’être ministre. Car ce Monsieur est touchant par l’abnégation qu’il met à cirer avec constance et application les godasses du président. Ce samedi matin, à Europe 1 quel que soit le sujet abordé, quel que soit le paradoxe soulevé, il lui trouve de bonnes et intelligentes raisons. Que ce soit la balade à Disneyland, Bigart chez le Pape, le financement des mosquées ou je ne sais quoi, à chaque facétie de notre grand amuseur médiatique national (Hier à Rome, aujourd’hui à Kaboul, demain où ?), Jacques Marseille trouve une docte et saine justification. Il n’y a probablement aujourd’hui en France même dans la majorité que quelques personnes capables d’un tel exploit. De plus, quand un éminent économiste se met à discourir de tout et de rien sauf d’économie c’est que décidément la France va bien ou bien mal.

La droite qui défrise

Posté le 18.12.2007 par vivelagauche

Il n’y a pas à dire Nicolas Sarkozy donne à notre vieille république des allures inattendues. Des événements indépendants les uns des autres mais quasiment simultanés finissent par dessiner un curieux règne qui ne manquera pas avant longtemps de s’inscrire comme un épisode très singulier dans l’histoire de France.

Donc ces jours ci notre bien aimé président s’affiche avec une starlette médiatique connue dont le portrait se retrouve dans tous les magazines. Il n’est plus question de vie privée, ni d’usages ni de ceci ni de cela, il est tout simplement question de faire mousser le président en le montrant en grand conquérant des cœurs de midinette.
Il y a peu on moquait Poutine montrant ses muscles, voilà Sarkozy montrant son cœur. Bon, voilà qui n’est que banal dans notre univers perverti par des médias sans morale, sauf quand même pour tous ces français si attachés aux traditions qui votent pour la droite parce qu’ils pensent que ses représentant défendent les valeurs pérennes de la société et de la famille.

Les télés se sont aussi intéressées à la manière dont le président de la république interpelle la chancelière allemande par son prénom comme s’il s’agissait d’un chauffeur de camion interpellant une poissonnière sur le port de Marseille. Ce manque de tact, cette faute de goût, ce déficit de savoir vivre, cette absence de classe passe quand même mal dans un monde des grands personnages habitués à être traités avec un maximum d’égards. Le président confond manifestement familiarité avec simplicité et cordialité. Il ne sait décidément pas y faire.

A Paris le voyage du colonel Kadhafi a montré comment sous prétexte de grande politique méditerranéenne et de contrats on pouvait avoir vis a vis de dictateurs peu fréquentables un manque de mesure et ne pas savoir organiser une visite officielle pour qu’elle reste dans les clous.

Autre image diffusée sur les télés, une image forte des avocats qui se font arroser par du gaz lacrymogène, c’est quand même les CRS qui s’en prennent à l’une des corporations qui garantit le bon fonctionnement de la justice et la protection de chaque individu contre les abus du pouvoir. Les traiter comme de vulgaires petits délinquants ne peut se faire sans transgresser des règles non écrites de respect mutuel entre les grands corps qui fondent l’organisation de l’ordre républicain.

Tous ces signes qui s’accumulent finissement par dessiner le style du quinquennat. Manifestement Nicolas Sarkozy n’est pas là pour encenser les traditions et les valeurs conservatrices d’une France respectable. Malgré les numéros de campagne sur les traditions et les références à l’histoire, la rupture est bien là. On est loin de la figure petite bourgeoise et rassurante du couple Bernadette et Jacques Chirac. On est dans une sorte de bande dessinée où se mêlent le speed, les paillettes et la brutalité des paroles ou des gestes. Le président reste donc l’homme des puissances d’argent , des intérêts financiers, des grands capitalistes auxquels il consent par toutes sortes de moyens législatifs et réglementaires des facilités pour tondre la laine des particuliers, des entreprises et de l’Etat. Cela en fait un élu de droite particulièrement efficace mais pour le reste voilà la France conservatrice des traditions et des usages, des préjugés et des règles, bien marrie.
A gauche, où l’on manque, c’est connu de tact, de savoir vivre et tout le reste, on peut pour une fois devant le spectacle de la droite qui défrise, rigoler un bon coup. Par les temps qui courent cela fait du bien !


quelle leçon politique froide,glacée!

Posté le 16.12.2007 par vivelagauche
Il ne faut pas accabler les don quichote dont le combat généreux pour trouver un toit aux sans abris est courageux, légitime, altruiste et exemplaire. La combativité dont ils font preuve dans cette lutte difficile entraîne de ma part une admiration sans réserve. Mais quelle leçon politique froide,glacée, vient de leur donner le gouvernement. Il aurait été impensable il y a un an de leur expliquer que leur longue démonstration médiatique et toute l'écoute dont ils bénéficiaient du gouvernement de droite relevaient de l'instrumentalisation pure et simple. Car les bonnes paroles borlooesques à l'intention de détresses médiatiquement visibles mais limitées évitaient au pouvoir de discourir sur la politique générale du logement, grand problème national. Allons, vous n'avez pas le monopole du coeur nous aurait-on répondu ! Un an aprés les choses sont plus claires, la droite a gagné les élections et ne supporte plus les pauvres à la télé. Pour elle la place des gens modestes est au travail. Alors nos héros se font virer sans ménagement des quartiers chics par quelques dizaines de CRS. IL faut donc rappeler à ces généreux associatifs qu'il n'y a pas de combat apolitique , que l'enjeu du pouvoir s'insinue partout et que c'est de la naïveté de ne pas choisir résolument son camp. Dans la société tout se tient, entre les sans logis, les mal logés et les rentes du capital tout pouvoir est contraint de choisir l'un ou l'autre et ne peut contenter les deux.
Leurs déboires permettent de rappeler que l'engagement politique tout contraignant et insatisfaisant qu'il soit est une nécessité lorsqu'on souhaite faire avancer une cause que l'on estime juste.

Le capitalisme financier

Posté le 15.12.2007 par vivelagauche

Quand on observe la grande variété des situations professionnelles et économiques de chaque citoyen, si on cherche quelles sont les « autorités » qui imposent des contraintes à tous, ce sont le patron, l’administration et la banque. De ces trois entités, la seule qui actuellement réalise des profits et se trouve en posture de domination c’est évidemment la banque dont l’agence est la tentacule d’un immense système financier, pieuvre géante qui recouvre et noyaute l’ensemble du système économique et politique à l’échelle mondiale. C’est donc le capitalisme financier qui doit être ciblé par la gauche. Après tout Mitterand avait nationalisé les banques, il y a à peine vingt six ans. La politique monétaire européenne si défavorable à la croissance est destinée à fournir à bas coût des moyens financiers de bonne qualité aux banques. Les entreprises échappent à leurs créateurs pour être progressivement accaparées par les pouvoirs financiers. La crise des subprime montre à quel point c’est la politique financière qui décide de la politique de la construction et du logement dans un pays. Elle souligne aussi que le pouvoir financier n’est pas très vertueux. Elle a permis de constater l’extrême sollicitude, envers les banques, des autorités monétaires qui ont jeté par dessus bord tous leurs bréviaires de bonne conduite pour injecter des milliards de dollars en prêts incertains afin de sauver du fiasco des banques imprudentes aux dents longues pourtant sans pitié pour les victimes de leurs prêts usuraires.
De plus les fonds souverains vont donner aux organismes financiers une force inouïe en ramenant en Europe et ailleurs les fonds considérables de la rente pétrolière et des excédents chinois.
Bref pour les partis de gauche, l’adversaire évident c’est le système bancaire et les fonds de placement en tous genres qui à l’aide d’une politique de « monnaie forte » dictent leur loi à tout le système économique et prélèvent des rentes colossales sur l’ensemble du corps social.
C’est encore à cause d’une politique de change insensée que les travailleurs des pays européens et chinois ou indiens sont mis en concurrence dans des conditions qui rendent les délocalisations inévitables.
Il semble donc que le pouvoir financier est le vrai bénéficiaire d’un capitalisme mondialisé dans lequel les capitaux vont et viennent d’un continent à l’autre. Les fonds spéculatifs peuvent très facilement acheter et vendre une entreprise et réaliser des bénéfices injustifiés en pressurant la force de travail, en délocalisant ou en vidant l’entreprise de son capital. La volatilité de ces fonds est un obstacle évident à une saine politique d’investissement, car le long terme ne les intéresse pas. Tant qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent les annonces gouvernementales sur l’investissement et la recherche ne pèsent pas lourd.
Il faut convaincre les classes moyennes que leur appauvrissement n’est pas dû à l’excès de prélèvements destinés à la solidarité nationale ( même si à gauche il faut sur ce thème savoir tenir un discours raisonnable) ce qui a permis la victoire politique de la droite, mais que la cause réelle de l’appauvrissement général ce sont les prélèvements colossaux des pouvoirs financiers qui saignent particuliers,Etat et entreprises par un système de taux d’intérêts finalement très élevés.
Actuellement les 40 milliards d’euros d’intérêts versés par l’Etat chaque année fournissent directement 2,5 points de PIB au système financier c’est évidemment un prélèvement colossal qui se fait avec la complicité active des institutions européennes. Dans le passé, la création monétaire par l’Etat lui aurait permis de se dégager rapidement d’un endettement énorme (1200 milliards) et aurait évidemment fortement diminué cette rente. Inutile d'argumenter sur l'orthodoxie et la bonne gouvernance, pour soutenir qu'on ne peut rien faire car les USA nous montrent tous les jours comment agir pour dégager L'Etat de contraintes financières insupportables.

La lutte politique doit avoir pour but de mettre l’Etat, les particuliers et les entreprises à l’abri du pouvoir excessif des organismes financiers en limitant par exemple le pouvoir de décision des capitaux financiers dans les entreprises. Il faut légiférer pour cela en créant par des dispositions nouvelles des obstacles empêchant les capitaux spéculatifs de s’investir et de repartir comme bon leur semble en dehors de tout contrôle. Peut être doit –on créer deux types de détenteurs d’actions, les personnes physiques et les personnes morales et leur attribuer des pouvoirs différents. Peut être faut-il créer plusieurs types de détenteurs qui peuvent être les collectivités territoriales, les travailleurs, les fondateurs et les personnes morales « volatiles ». Il s’agit évidemment d’ingénierie complexe qui relève d’un travail technique approfondi des cabinets ministériels. Il est donc temps que la gauche reprenne le pouvoir pour éviter au pays de continuer à être saigné par les fonds spéculatifs.
Il faut aussi soutenir toute action qui rende à nouveau la politique monétaire aux gouvernements de manière que le crédit soit un facteur de la politique économique. Il faut enfin légiférer pour limiter les moyens de recours des banques contre les citoyens en mettant à l’abri des poursuites possibles un certain nombre de biens pour les personnes ou pour les entreprises. Et enfin il faut contrôler les prix des services financiers dont les coûts sont excessifs. Il y a toute une législation à revoir pour que la manière dont les financiers pressurent les autres catégories sociales soient moins faciles et moins rentables.
L’état peut lui même favoriser l’apparition de banques vertueuses pour éviter que des mesures de rétorsion ne limitent les investissements.

Le combat politique doit avoir pour but de substituer à l’efficacité financière des investissements d’autres types d’efficacité de nature sociale comme la maîtrise de l’environnement, la lutte contre le réchauffement climatique, la mixité sociale, l’élévation générale du niveau de formation.
Le « capitalisme financier » est un concept abstrait qui ne peut en tant que tel servir de cible dans un discours politique. Pour que les électeurs adhérent à une position politique il faut que l’adversaire désigné soit personnalisé en un individu ou encore un groupe d’individus. En l’occurrence il n’est pas question de désigner un groupe comme le fait NS en pointant les immigrés « clandestins » ce qui aurait pour effet de stigmatiser des personnes « en vrac ». Il convient par contre de nommer quelques représentants de ce capitalisme financier qui domine la planète, en tout cas d’en identifier les représentants les plus éminents. Mais il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy applique une politique entièrement destinée à satisfaire ce pouvoir financier qui s’active en arrière plan


L'humeur du militant
Faut-il faire l’honneur à Hubert Védrine d’un mot ? Ou bien faut-il savoir couper le son quand ce monsieur est annoncé sur une radio ? Comment ne pas répondre à quelqu’un qui pontifie à l’improviste dans mon salon? Ce n’est pas moi qui choisis de l’entendre, c’est lui qui s’insinue dans mes parcours radiophoniques. Hubert Védrine se livre sur Europe 1 à un sinistre numéro de realpolitik pour expliquer que Nicolas Sarkozy a raison de fréquenter et d’inviter Khadafi. Heureusement l’éditorial du Monde du 15 décembre met en pièces ces élucubrations par ce commentaire cinglant « On a vu la république se mettre en quatre pour un imprévisible bouffon ».
Alors comment interpréter cette attitude conciliante a l’excès ? Est-ce encore un éléphanteau qui court à la gamelle ? Décidément le PS a besoin d’un grand ménage de printemps pour mettre à la porte clairement toutes ces personnalités qui pour un plat de lentilles radiophoniques sont prêtes à venir encenser NS sur tout et n’importe quoi.
Dans le dur combat que mènent les militants de gauche sur le terrain, la droite est tout sauf tendre, béate et angélique. Elle fait payer par toutes sortes de moyens sa victoire électorale et son but est de réduire à rien les implantations locales qui fondent la force du PS.
Ces grasses personnalités en tous genres qui vivent dans un monde imaginaire où tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil, pourvu qu’on ait soit des postes et des places soit même une simple existence médiatique pour être tiré d’un inéluctable oubli, et qui ne savent pas se retenir sont décidément d’exécrables figures.

traitement de cheval à effet garanti

Posté le 15.12.2007 par vivelagauche
Pour anticiper les mesures que prendra dans les prochains mois le gouvernement de Nicolas Sarkozy et comprendre celles qu’il a déjà prises, inutile de se prendre la tête et de se plonger dans des manuels compliqués d’économie que notre président, avocat de formation n’a sans doute jamais lus. Non il suffit de chercher sur le net des bréviaires un peu anciens mais bien orientés qui résument à la perfection ce qui se passe en France aujourd’hui.

Le «consensus de Washington»
hd. La notion de «consensus de Washington» a été créée en 1999 par l’économiste John Williamson. Sous ce nom, il a résumé tout ce qu’il considérait comme consensus actuel entre le Congrès des Etats-Unis, le FMI, la Banque mondiale et d’importantes «fabriques à penser». Dix recommandations politiques formaient ce consensus concernant la «réforme» d’économies en souffrance:
1. La discipline budgétaire,
2. L’acheminement des dépenses publiques dans des directions qui promettent aussi bien une croissance économique qu’une répartition égale des revenus,
3. Des réformes fiscales comportant des taux d’imposition maximaux peu élevés et une large assiette fiscale,
4. Une libéralisation des marchés financiers,
5. La création d’un cours du change stable et compétitif,
6. La libéralisation du commerce,
7. L’abolition des barrières à l’entrée sur le marché et la libéralisation des investissements directs étrangers (égalité de traitement entre les entreprises étrangères et celles du pays),
8. Les privatisations,
9. La déréglementation,
10. La protection de la propriété privée.
(Horizons et débats, numéro 22, octobre 2003)

Et l’avis sur ces mesures d’un économiste parmi tant d’autres :
En 1989, l’économiste américain John Williamson proposa une liste de mesures économiques destinés aux pays sous-développés, pour qu’ils renouent avec la croissance. Ces mesures d’orthodoxie économique firent consensus au sein des institutions internationales (FMI, Banque mondiale, etc.). Ainsi, naquit le plus grand programme de destruction économique du XXe siècle, que l’on baptisa « Consensus de Washington ».

Conclusion :
La France n’étant pas « encore » sous –développée on peut supposer que nous tiendrons un peu plus longtemps que nombre de pays victimes de ce traitement de cheval. Mais cinq ans, ce n’est pas sûr !

ce Noël sans espérance

Posté le 10.12.2007 par vivelagauche
Le lobby sioniste qui n’existe pas et qui donc n’a pas soutenu Sarkozy contre Royal avec la dernière énergie, s’il avait existé serait en train de manger une partie de son chapeau avec la venue de Kadhafi à Paris. On aurait beau lui expliquer que le dictateur a changé et qu’il traque à son tour les terroristes, qu’il veut du nucléaire civil pour dessaler la mer et qu’il achète une floppée d’armes sophistiquées et puissantes pour soutenir l’industrie française dont il est devenu le mécène, cette opération sarkozienne n’en sentirait pas moins une intense odeur de souffre.
L’hypocrisie et le cynisme avec lesquels certains représentants de la majorité la commentent sont saisissants. Qu’on leur oppose les morts innocents des attentats, la sordide affaire des infirmières, la dictature que subit le peuple soumis à une main de fer pendant quarante ans, rien n’y fait, ils y trouvent des excuses, non pas à cause de banales affaires d’argent, de réalisme économique terre à terre, car là ce serait quasiment de l’honnêteté intellectuelle dans le manque d’honneur, non leur argumentaire est mieux rodé, plus ambitieux, c’est au nom des droits de l’homme et pour préserver la paix qu’ils vous expliquent qu’on en fait autant. On est dans le registre du mélo le plus traditionnel. La prostituée se vend pour sauver sa famille d’une misère noire. Le mafieux tue femmes et enfants pour rester fidèle à son sens de l’honneur. Le gouvernement sauve la France du désastre économique et nos petites retraites en se salissant les mains. On est dans l’héroïque, le glorieux, le geste visionnaire, la construction du mythe méditerranéen. Et de plus le gouvernement grâce à Rama se donne comme mission d’incarner les voix révoltées comme pour rendre inutiles les gesticulations pas assez inspirées de l’opposition. Pendant ce temps dan l’indifférence du plus grand nombre on expulse à Toulouse une famille bien intégrée, on plonge dans l’inconnu et la désespérances des êtres humains, pour faire du chiffre, pour prouver que la France est bien gouvernée par des fonctionnaires zélés ( mais sans coeur)
Il faut remercier toutes ces familles qui se mobilisent dans la lâcheté ambiante de ce Noël sans espérance, pour sauver par leur indignation l’honneur de la nation. Serions nous en 2040 ?

un jour de deuil

Posté le 09.12.2007 par vivelagauche
Kadhafi à Paris. Ce sera un jour de deuil pour tous ceux qui n’ont pas oublié les morts innocents de l’avion d’UTA sans parler de Lokerbee. Que tout soit permis au président glorieux qui nous gouverne c’est un fait indiscutable comme si la constitution était abolie, la démocratie une fiction et que l’élection présidentielle valait attribution à l’heureux élu du pouvoir absolu. Les forces de droite qui ont choisi un champion aux pratiques aussi suspectes, font courir à notre pays un grand risque. Comme on le sait et comme on se le redit pour se rassurer, l’histoire ne se répète pas et les mêmes scénarios de départ ne sont pas la garantie de la même histoire finale. Cependant on l’a vue maintes fois bégayer affreusement et il y a dans ces manières de ne tenir compte d’aucun principe et d’ajuster la morale aux exigences de la journée une bien inquiétante évolution. On aura beau nous dire que le colonel a changé, qu’il n’est personnellement coupable de rien et que les affaires sont une urgence vu l’état des finances de la nation, ce qui se passe est de nature à faire peur.
Il est vrai que Nicolas Sarkozy a montré tout au long de sa carrière politique qu’il n’a pas de tabou. Il peut très bien dans un même mouvement développer des idées qui captivent l’électorat d’extrême droite et embaucher Rachida Dati, Kouchner et tutti quanti dans son gouvernement. On aurait mille fois pensé ces deux attitudes antinomiques. Chez Sarkozy manifestement un certain nombre d’indicateurs de non faisabilité ne fonctionnent pas. Alors dans le domaine international où le président cherche des succès commerciaux et politiques dont il a le plus grand besoin, il ne faudra pas s’étonner de le voir faire plus d’une fois le grand écart. Cela lui permettre peut être des succès dans quelques entreprises. On imagine facilement le bénéfice politique qu’il tirerait d’une libération de Bettencourt. Comme on peut se réjouir de voir les libyens lâcher des milliards en commandes diverses à un moment où la croissance est en berne. Mais tout cela rend l’avenir totalement imprévisible et c’est cette imprévisibilité même qui rend possible n’importe quelle aventure. Français, attachez vos ceintures ! ça va secouer !
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