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vivelagauche
Description du blog :
Militant de gauche désire la rénovation du Parti Socialiste PS . Avec Royal, Fabius, Hollande, DSK ?
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.05.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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plus rapide que Speedy Sarkozy

Posté le 09.11.2007 par vivelagauche
Décidément l’histoire est encore plus rapide que Speedy Sarkozy. A peine l’encre du Grenelle est-elle sèche et les engagements gouvernementaux entérinés par le grand prêtre de l’écologie Nicolas Hulot que voilà le marché bêtement qui s’en mêle. L’offre inférieure à la demande fait flamber les prix et voilà Sarkozy obligé de calmer le pêcheurs (en attendant les autres) par la promesse d’une baisse des taxessur le gasoil. La taxe carbone carbonisée.
On peut donc prédire qu’un autre Grenelle sera nécessaire pour reprendre plus sérieusement avec plus de temps, plus de travaux, plus de spécialistes les graves questions soulevées avec un peu trop de décontraction durant une semaine de gesticulation médiatique qui se voulait un acte politique fort. A trop faire de télé nos excellences confondent le spectacle avec l’action et le blabla avec la réflexion.

Quand on pense aux remarques absolument consternantes de Mme Lagarde avocate d’affaires brillante dit-on mais médiocre ministresse des finances qui ose conseiller aux gens d’aller au travail à vélo comme si la choix existait pour la plus part des français, on ne peut que féliciter François Hollande pour le sérieux des propositions qu’il a faites au micro d’El Kabbaj à Europe 1. Il a défini trois axes que le bon sens impose :
Les professionnels doivent pouvoir utiliser un carburant moins taxé.
Les travailleurs qui se rendent en voiture de leur lieu de vie à leur lieu de travail qui doivent bénéficier d’un chèque transport que la majorité actuelle a déjà crée mais pas mis en œuvre.
La TIPP flottante doit être restaurée pour éviter une aggravation des prélèvements fiscaux et ralentir les hausses afin qu’elles restent compatibles avec la situation atone du pouvoir d’achat.

Sur le traité européen Hollande a su présenter la position des socialistes avec suffisamment de force pour qu’on puisse croire à un comportement rassemblé des députés socialistes. S’il parvient à ce résultat il sortira le parti d’une dangereuse chausse trappe.

Sur le Tchad il a adopté une position cohérente qui devrait contenter l’opinion française sans offenser les tchadiens comme s’est permis de le faire Sarkozy.

Au total François Hollande a été comme on aimerait l’entendre plus souvent. Bravo !






--

Le parti en danger

Posté le 03.11.2007 par vivelagauche
Le blabla télévisé d’ Alain Minc a un avantage, il apporte des éclaircissements sur les coups tordus que la droite prépare. A son idée les députés socialistes se diviseront au moment du vote du traité constitutionnel à Versailles où le vote favorable d’une partie des socialistes est indispensable pour obtenir la majorité des 3 cinquièmes. Cette division, il la suppute, il la souhaite et espère qu’elle suffira à assurer l’adoption du texte. Mais on imagine aisément l’effet désastreux qu’aura sur les militants la division des députés PS sur un sujet de cette importance. L’éclatement du parti s’en trouvera, en quelque sorte, programmé. Il faut dire que les déclarations divergentes des différents courants adoption sans conditions pour les uns, demande de référendum pour les autres, font craindre le pire.

Il faut donc absolument que les dirigeants socialistes fassent preuve de la sagesse suprême car la mort du parti ne signifie pas pour eux nécessairement un autre destin politique ? Il faut inviter les militants à se mobiliser pour faire pression sur les dirigeants pour qu’une position commune soit trouvée et que tous s’y conforment.
Cette position ne peut être un refus pur et simple, elle ne doit pas être une approbation sans réserves. Dans un précédent billet je donnais une piste certes imparfaite et pleine d’inconvénients mais le pire des inconvénients c’est de ne pas dégager sur ce sujet une position commune. Le parti est en grand danger.

Spleen du militant

Posté le 02.11.2007 par vivelagauche
C’est râlant d’entendre Attali se tailler un franc succès médiatique avec des propositions sur les régions, départements, communes qui sont pratiquement la copie conforme de propositions figurant dans un document élaboré par un groupe de travail que j’avais animé dans ma fédération du Parti Socialiste. Le document avait eu droit bien sûr à l’honneur du placard ou de la poubelle. Eh oui, le Parti Socialiste qui court derrière la rénovation n’aime pas forcément les idées nouvelles. Et toucher au fond de commerce des élus c’est se marginaliser illico. Alors voir Attali se libérer tout simplement parce qu’il travaille avec Sarkozy et avoir enfin la liberté de tenir des discours innovants et sensés, il y là de quoi décevoir bien des militants.
C’est comique de l’entendre reprendre pratiquement mot pour mot la proposition du PS sur le logement social (l’état se substitue aux communes pour construire des logements sociaux). Il faut lui reconnaître qu’il a élargi sa réflexion à l’ensemble du problème (relations entre locataires et bailleurs, mobilités des hommes et des biens) ce que le PS a absolument refusé pendant toute la campagne pour cause de rigidité idéologique incompréhensible.

Il faut souligner qu’à quelques mois des municipales on sent à gauche un découragement de mauvais aloi. Les commentaires amers sur le Parti Socialiste de la part des militants ou de l’homme de la rue, le ton désabusé des citoyens de gauche sont une alerte à la gauche, la maison est en danger. Cela d’autant plus que le climat social exécrable et la nullité du gouvernement ne profitent pas pour le moment à l’opposition.
Alors il faut sonner le tocsin car un échec du PS aux municipales aurait des conséquences tragiques, il rendrait possible la perspective d’un éclatement. Bayrou et Besancenot sont toujours à l’affût.
La pratique actuelle de François Hollande se veut pragmatique, elle verrouille assez bien l’appareil et tient la part égale entre les tendances rivales mais son manque de propositions, son ton à la fois protestataire et conciliant abandonne à leur désespoir ceux qui attendent une évolution vers des positions centristes et ceux qui souhaitent un durcissement « gauchiste ». Les masses populaires sont désabusées et désemparées.
La musiquette personnelle de Ségolène Royal qui cherche à regrouper et à entretenir la cohorte de ses partisans au sein du parti n’est pas non plus à la hauteur de la situation. Elle est devenue une personnalité incontournable mais qui ne fait pas l’unanimité. Les déchirements de la campagne sont toujours là et les arrières pensées toujours aussi violentes. Sauf qu’actuellement la maison brûle.
Les interventions de nos leaders les plus en vue sont bien trop timorées pour redonner au PS une vitalité qui lui fait défaut. Il est temps que des figures plus « carrées » tiennent des propos plus nets et se positionnement avec plus de rudesse face à un pouvoir qui a pour le moment gagné la bataille des idées dans la population. C’est lui qui fixe le calendrier et les champs d’affrontement ce qui donne du PS l’image d’une organisation sans idées s’opposant chaque fois à des actions sur la base d’une forme de frilosité idéologique. Le PS ne pourrait –il se saisir de grands combats. Par exemple sur le racisme une véritable campagne « non au racisme, oui à la laïcité» animée par le PS aurait permis de cristalliser les oppositions droite- gauche sur un sujet dans lequel les lignes de fracture sont nettes (même s’il y a des racistes à gauche et des non racistes à droite et si tout le monde se prétend antiraciste). L’épisode des tests ADN a bien montrés la force des clivages en ce domaine. La timidité du parti et ses ambiguïtés lui interdisent ce courage.
La lutte pour le pouvoir d’achat est excellente parce qu’elle focalise sur un des grands sujets d’inquiétude des français, les tracts du PS sont pour l’occasion bien reçus et mettent l’accent sur « ce qui fait mal ». Mais cette campagne n’aura aucun effet parce qu’elle n’est pas associée à des propositions de solutions qui rendent l’alternative socialiste « importante ». Donc une campagne sur « la politique de relance que la gaucher aurait fait depuis six mois » serait sans doute un bon moyen d’attirer l’attention sur l’existence d’une « autre politique ».
Il y a sans doute bien d’autres sujets sur lesquels on pourrait proposer d’agir par des campagnes médiatiques. Mais il faut le dire, le PS est actuellement en campagne électorale son seul souci c’est la bagarre interne pour les élections municipales. Malgré les dénégations de pure forme, les idées ne sont plus au centre de ses préoccupations.

Où sont passés les parents ?

Posté le 02.11.2007 par vivelagauche


Ce qui est particulièrement troublant dans la manière dont évolue l’information concernant ces enfants que l’on voulait ramener en France c’est que l’on parle de l’ONG, des journalistes, des pilotes, du gouvernement tchadien, du gouvernement français, etc. mais après avoir dit que ces enfants ne sont pas orphelins on n’entend rien sur leurs parents.
Si les enfants sont tchadiens et ne sont pas orphelins, ont-ils été enlevés de force et alors pourquoi les parents n’accourent pas pour récupérer leurs tout petits ? Même au Tchad les gens écoutent la radio et cette affaire a fait grand bruit. Elle ne peut être ignorée des villages les plus reculés. Alors où sont les parents ?
Pourquoi on n’en entend pas parler ? Cela autorise toutes les spéculations. Auraient-ils vendus leurs enfants ? (Impossible) Les auraient –ils substitués à des orphelins pour leur assurer un avenir meilleur en Europe ? (Difficile à croire) C’est tout de même étonnant qu’ils soient les seuls à être muets. Ou bien autre hypothèse subissent –ils la pression de leur gouvernement pour ne pas s’exprimer ? ( Mais pourquoi?)
Leur silence alors que des ONG interrogent les enfants pour déterminer leur origine est bien étrange. Il est urgent qu'on les entende!
Décidément tous les mystères de cette curieuse affaire sont loin d’être éclaircis.

Climat social: Un risque?

Posté le 02.11.2007 par vivelagauche



Gros temps social pour le gouvernement avec deux mouvements pour la mi novembre, les régimes spéciaux le 14, les fonctionnaires le 20. Le pouvoir se trouve acculé à tenir pour ne pas voir son image se dégrader auprès de son électorat et dégringoler à toute vitesse. La réforme tous azimuts a une conséquence, elle fait des mécontents dans tous les secteurs en même temps. Le choix par le gouvernement de procéder ainsi contribue à alourdir le climat social. On a donc une impression que « tout va mal » mais y –a-t-il réellement un risque pour le pouvoir ?

Pour tenir il y faut une côte de popularité en or comme celle de Nicolas Sarkozy. Certes la confiance des électeurs n’est pas un blanc seing mais elle procure un avantage exceptionnel. Au départ ceux ci adhèrent aveuglément au nouveau pouvoir parce qu’ils ne sauraient le critiquer sans se déjuger eux mêmes. Cette douloureuse remise en cause personnelle ne peut se faire que sous la contrainte et avec le temps. Toute l’ambivalence de la situation sociale tient dans ce constat, le vote engage les élus mais il oblige aussi les électeurs. Même devant la réalité la plus brutale, la remise en cause de convictions intimes ne va pas de soi et demande un vrai travail de « deuil » qui ne se fait pas si facilement. Les 53 % de l’électorat qui ont accordé leur confiance à Nicolas Sarkozy affronteront bien des déconvenues avant de mettre en doute les qualités de leur champion. D’ailleurs il est particulièrement intéressant de noter à quel moment la courbe des sondages franchit ce niveau de sympathisants. En effet après l’élection le légitimisme d’une partie de la population explique son ralliement à l’homme qu’elle n’avait pas élu. Cette frange est évidemment la première à revenir sur son soutien dés que la situation se dégrade. Par contre le franchissement du taux de la victoire électorale, indique que les personnes qui ont voté pour le candidat commencent à lâcher le président. Au vu des sondages actuels, on peut donc penser que le pouvoir conserve encore des possibilités d’action même si on peut avoir le sentiment que celles ci s’effritent assez rapidement.

Dans une société bloquée comme la société française, le gouvernement se trouve devant un paradoxe, plus il agit, plus il augmente le nombre des mécontents et plus il se condamne à l’inaction pour le futur. Il lui faut rapidement obtenir des résultats sensibles qui puissent conforter l’opinion dans son soutien et arrêter cette spirale négative. L’absence du « choc de confiance » les hausses de l’euro et du prix du baril, la persistance des déficits, bref l’ensemble de l’environnement- socio économique ne permet pas au pouvoir de se prévaloir du moindre résultat positif. C’est pour lui une difficulté de taille.

Il serait intéressant de pouvoir diagnostiquer le moment qui va consacrer le basculement de l’opinion. Il est évident que le pouvoir fait la même analyse et surveille avec vigilance sondages et études d’opinion pour éviter justement que l’opinion publique ne le lâche.
Il sera donc amené à mettre en route des dynamiques de mobilisation de son électorat. Dans ce domaine les grèves des transports ne sont pas forcément une mauvaise nouvelle, par les désagréments qu’elles vont provoquer et qui seront largement médiatisés elles vont permettre au gouvernement de rassembler autour de lui la vaste cohorte des usagers mécontents (Qui seront largement multipliés si les agents EDF coupent le courant).

Cependant il faudra bien si les choses empirent que le gouvernement pour ne pas perdre la face montre ses muscles et que par conséquent des mesures brutales de réquisition par exemple soient prises. On ne peut donc pas exclure une véritable dramatisation avec mise en scène médiatique de l’opposition entre les grévistes et les autres. Si ce processus se déclenche, les grévistes seront stigmatisés en qualité de gauchistes et de soixantehuitards autrement dit la politisation sera extrême. Il est indispensable que le Parti Socialiste se prépare à ce type de situation car il peut perdre gros dans une tourmente qui se terminerait par la victoire du pouvoir.

Il ne faut pas oublier que si la réforme des régimes spéciaux a un aspect important dans le traitement des déficits, c’est avant tout un problème politique car les bénéficiaires de ces régimes ont à leur corps défendant joué un rôle central dans la campagne présidentielle, ils ont été désignés avec constance comme des privilégiée a qui il faut faire « rendre gorge ».Cette dialectique a joué un rôle essentiel dans le processus destiné à détourner le regard des électeurs les véritables nantis de la société française. Le gouvernement ne peut pas se désavouer ouvertement. Il pourra faire nombre de concessions discrètes (et il a semble –t-il commencé avec les conducteurs de train) mais à la seule condition qu’on lui consente une victoire apparente.

Bien sûr on peut toujours espérer que le pouvoir va s’effondrer et que la côte très faible du premier ministre en est le signe annonciateur. Cependant il serait hâtif de penser que les patrons, les financiers, les médias et toutes les droites coalisées autour de Sarkozy pendant la campagne électorale vont le lâcher subitement 6 mois après. Penser que le pouvoir va reculer à la manière de Chirac il y a quelques années est donc pour le moment une pure spéculation car celui ci n’avait pas fait du problème des retraites un enjeu politique majeur. Au contraire Nicolas Sarkozy a pris sur ce dossier un véritable engagement politique, le président et le gouvernement, jouent donc leur crédibilité politique, ils ne céderont pas sans y être acculés et en sachant que pour eux la défaite serait majeure. Il est bien plus probable qu’ils utiliseront tous les moyens possibles et imaginables.

fameuse transparence augmentatoire

Posté le 31.10.2007 par vivelagauche
Augmentation record pour Nicolas Sarkozy ! N’allez pas croire que c’est bêtement pour gagner plus comme vous, fonctionnaires avides, smicards grippe sous, rmistes gavés d'assistanat, cheminots rivés à leurs privilèges, comme vous tous profiteurs abusifs de la nation qui n’hésitez pas pour satisfaire votre cupidité à demander des augmentations, à faire la grève, à manifester, à râler comme d’habitude. Non, ne croyez pas cela, car notre président est un exemple pour la morale publique, un symbole de vertu citoyenne. Le président s’oblige à cette augmentation à contre cœur, par nécessité, pour enfin instaurer la transparence dans les comptes publics. Comprenez que les prédécesseurs malhonnêtes de notre grand homme avaient des habitudes sournoises, des ressources cachées, des provisions souterraines. On s’en doutait un peu avec Chirac grand expert en casseroles rangées. Mais de Gaulle ? Giscard d’ Estaing ? Pompidou ? Mitterrand? Tous sans doute, puisque aucun de ces personnages n’avait jugé utile d’instaurer cette fameuse transparence augmentatoire. Alors merci, merci, merci Nicolas Sarkozy par tout le bien que vous nous faites, pour votre courage exemplaire, pour avoir enfin demandé à être payé davantage.

Une affaire complexe

Posté le 29.10.2007 par vivelagauche


Cet avion bloqué au Tchad avec une association chargée de convoyer des orphelins en France où des parents adoptifs les attendaient, la soudaine décision du Tchad de considérer les acteurs de l’opération comme des voleurs d’enfants voire de pédophiles. La prise de distance prudente et publique du gouvernement français. Voilà une affaire bien embrouillée où il semble difficile d’accorder sa confiance aux dires des uns ou des autres.
L’association a demandé aux parents de fortes sommes mais affréter un avion pour atterrir au Tchad n’est pas chose facile et bon marché. Les enfants n’auraient pas de documents mais comment des français ont-ils pensé pouvoir faire voyager des enfants sans papiers, leur faire prendre un avion au Tchad et ensuite leur faire franchir le contrôle douanier dans un aéroport français ? Si cela est aussi simple, il s’agit vraiment de « bras cassés », vraiment inconscients. Cela laisse sceptique !
Des organisateurs assez stupides d’une opération aussi risquée auraient au minimum obtenu des papiers qui s’avéreraient des faux et au moins obtenu une autorisation locale pour embarquer leurs passagers. (Même en Afrique on montre un passeport pour monter dans un avion)
Comment le gouvernement français aurait- il considéré une opération de ce type, une fois réussie et les enfants rendus en France ? Elles est évidemment contraire à sa politique et venant après l’affaire de l’ADN en totale contradiction avec les principes de rigoureux contrôle de l’immigration familiale sur laquelle il s’est efforcé de mobiliser son électorat. Donc le fait que le gouvernement français jette la suspicion sur cette affaire ne suffit pas à lever toutes les ambiguïtés.
Par ailleurs le gouvernement tchadien qui réagit à la dernière minute, cela aussi est de nature à intriguer. Compte tenu que ce gouvernement cherche à exister pour signifier à l’Union Européenne que l’envoi d’un contingent armé sur son territoire ne saurait altérer ses attributions souveraines. Et de plus si Paris ne voulait pas que cette opération aboutisse, il n’est pas exclu que les tchadiens aient été instrumentalisés par la France.

Peut être s’agit-il d’une opération de « trafic d’enfants » dans un but mercantile. Ce serait de bien maladroits gangsters et il y a sans doute des moyens plus simples de s’enrichir quand on accepte de violer les lois. Mais enfin en l’absence de « preuves » on ne sait que penser de cette bien curieuse histoire !

Afrique mon amie !

Posté le 29.10.2007 par vivelagauche
A Europe 1, Attali annonce qu’il a sorti un bouquin pour attirer l’attention sur la fuite des cerveaux africains vers l’Europe. Plusieurs causes concourent à ce phénomène néfaste. D’une part l’attractivité matérielle des postes disponibles en Europe ou les revenus sont en général largement supérieurs pour des fonctions identiques par rapport à ce que l’on peut obtenir au sud du Sahara. Mais les facteurs qui incitent les experts du sud à émigrer vers le nord sont multiples complexes et difficiles à combattre.

La meilleure rémunération personnelle n’est que l’un des aspects le plus facilement relevé par les observateurs. Mais l’environnement professionnel dégradé qui se retrouve dans nombre de situations en Afrique et qui rend l’exercice de la profession très difficile et aléatoire joue aussi un rôle majeur. Dans les hôpitaux sous équipés avec des malades qui ne peuvent acheter les médicaments dont ils ont besoin, l’exercice de la médecine devient un apostolat qui peut lasser les plus motivés. De même les cadres de haut niveau attirés par les travaux de recherche ne trouveront que dans les laboratoires du nord les équipements dont ils ont besoin pour donner la pleine mesure de leurs capacités. Là encore ce facteur jouera fortement et parfois de manière plus importante que la propre situation personnelle.

L’absence de sécurité politique et physique peut avoir assez souvent un impact significatif car dans nombre de pays africains les mouvements de rébellion ou la simple insécurité liée à la délinquance ordinaire atteignent des niveaux dissuasifs encourageant toute personne se distinguant de l’ensemble à s’en aller. Ce qui est supportable par des gens simples qui par leur position sociale n’attirent pas les regards devient vite invivable pour des personnes que le niveau de leur activité, de leur revenu et de leur position sociale transforme en notables. La délinquance les menace et s’ils peuvent parfois l’accepter pour eux mêmes, lorsqu’elle menace aussi leur famille, femme et enfants, ils n’hésiteront pas à s’en aller quelles que soient par ailleurs les motivations altruistes qui les animent.

Autre aspect lié à la société africaine, la grande solidarité familiale qui caractérise la famille élargie en Afrique crée pour les cadres des conditions de vie qui parfois finissent par devenir insupportables. En effet celui qui réussit se doit de partager sa réussite avec toute la famille dont il devient le protecteur. Cette obligation peut être supportable lorsqu’on appartient à une famille bourgeoise dont nombre de membres sont nantis et vont assurer à plusieurs la prise en charge des plus indigents. Lorsqu’un jeune a réussi dans une famille pauvre le poids de la solidarité familiale peut prendre des proportions insupportables car il s’agit de mettre en commun domicile et revenu avec une famille élargie dont les besoins sont immenses et qui ne manifestera pas nécessairement beaucoup de considération pour les besoins spécifiques d’un parent ayant acquis des habitudes de vie différentes en Europe par exemple. Dans ce cas la fuite à l’étranger est souvent la seule réponse adaptée à la pression intolérable exercée par une parentèle envahissante. Il faut savoir que la corruption largement évoquée dans les pratiques africaines découle pour l’essentiel de la pression subie par l’individu de la part de sa famille. Dés qu’un individu accède à une situation sociale qui lui donne accès légalement ou illégalement à des ressources, celle ci exerce des pressions affectives très fortes pour l’inciter « à penser aux siens ». Cette contrainte est subie par tous avec stoïcisme car elle est considérée comme normale et morale dans une société ou les relations familiales jouent un rôle capital.
C’est pourquoi un étranger exerce en général son travail plus facilement qu’un cadre originaire du pays. Le même éloigné dans une autre région où sa famille n’est pas présente montrera des qualités nouvelles et sera pour tout dire un autre homme.
Un autre problème tient aux pratiques des pouvoirs politiques qui n’hésitent pas à confier des responsabilités sur la base de la proximité familiale en négligeant trop souvent d’exiger un minimum de compétence ou de formation. Cette détestable habitude plombe les hiérarchies et place les cadres dans des conditions de subordination professionnelles souvent insupportables.

On peut s’interroger sur les évolutions souhaitables dans le fonctionnement de la société ou bien sur l’organisation qui serait immédiatement efficace pour améliorer la situation.

L’existence d’un statut international permettant aux cadres africains d’aller dans les pays voisins exercer leur métier serait sans doute la première mesure efficace. S’éloignant de leur environnement familial ils se trouveraient immédiatement plus libres et auraient une existence plus tranquille.
Lutter contre l’insécurité et les conflits armés est une autre condition pour permettre aux africains d’exercer tranquillement leur métier. Le dernier point concerne les efforts pour donner à l’Afrique les moyens techniques dont elle a besoin. La mise en œuvre d’un vaste projet d’université francophone permettant de créer des grands pôles universitaires dans quelques capitales africaines avec l’aide de la France et des autres pays francophone aurait été une des solutions qu’un peu de générosité et d’intelligence de la situation aurait permis. En effet si l’Afrique doit former des cadres pour elle même, on ne peut exclure pour des raisons démographiques une émigration partielle en Europe. Car compte tenu du haut niveau de scolarisation et de formation déjà réalisé dans les pays européens, des efforts supplémentaires ne permettront pas d’obtenir beaucoup plus de cadres; au contraire le bas niveau de scolarisation en Afrique permet d’espérer qu’avec un apport de moyens raisonnable on augmentera sensiblement le nombre de cadres disponibles. Par ailleurs la mobilité des africains est meilleure que celle des européens qui bénéficiant d’un haut niveau de vie ne sont pas disposés à s’expatrier pour assurer une meilleure adaptation de l’offre de travail à la demande.
La générosité de l’Europe envers l’Afrique serait une manière de se rendre aussi service.

La taxe carbone carbonisée

Posté le 27.10.2007 par vivelagauche

Dés maintenant la taxe carbone apparaît comme un gadget symbolique dont la portée pratique ne changera pas grand chose. Taxer le carbone, c’est imposer la pêche, les transports aériens, l’agriculture, les transports routiers et une bonne partie de l’industrie dont les fabricants de matériaux (ciment, briques, tuiles, verres, etc.). Qui peut croire que dans le marasme actuel on va aggraver la situation par une taxation supplémentaire.
D’ailleurs le gouvernement a tout de suite annoncé la couleur, pas d’impôt supplémentaire sans réduction des charges sur le travail. Facile à dire, beaucoup plus difficile à réaliser et d’effet très incertain. En dehors des cochons de payants d’automobilistes corvéables pour une nouvelle vignette on ne voit pas bien qui pourrait faire les frais de la conversion vertueuse du pouvoir à l’écologie. Les effets d’une politique fiscale ne sont d’ailleurs pas automatiques, il faudra expliquer comment on fait pour produire une certaine quantité de ciment avec moins d’énergie et plus de main d’œuvre !
Le « grenelle de l’environnement » est donc un événement médiatique, une action de com comme toutes celles que le pouvoir organise à longueur de temps. Les médias accordent à cet événement une importance exagérée par pure complaisance politique mais tout le monde sait que dans l’impitoyable monde médiatique un événement extraordinaire, fantastique, exceptionnel ne dure jamais que quelques jours avant d’être rapidement remplacé par un autre tout aussi fantastiquement exceptionnel.
Toutes les suggestions qui ont été lancées étaient déjà connues du public quand elles ne sont pas déjà en cours d’application. De plus le désir de plaire à tout le monde conduit à un catalogue non dénué de contradictions. Si on veut nourrir la planète et développer les biocarburants (Première contradiction) il faut choisir entre deux maux, les OGM ou les pesticides. Peut –on réellement imaginer que l’agriculture biologique est la panacée ?

Quand au vaste problème du carbone et du réchauffement climatique, compte tenu de l’urgence et de l’ampleur colossale des phénomènes, ils exigent qu’on se place sur une perspective planétaire en envisageant des moyens d’un ordre de grandeur bien plus élevé et auraient demandé des propositions d’une autre échelle.

De plus des orientations comme le développement des transports ferroviaires et fluviaux, sont des vœux pieux, souvent repris par le passé, qui se heurtent à l’organisation générale de l’habitat, de la production et de la distribution. C’est l’ensemble de l’activité qu’il faudrait repenser et tout l’espace qu’il faudrait remodeler. Vaste perspective !

Un catalogue de bonnes intentions a l’avantage de comporter un geste symbolique à l’intention de chaque sensibilité dans l’opinion, mais un projet politique, c’est tout le contraire, c’est le choix des mesures prioritaires et encore faut-il que les mesures envisagées soient à l’échelle du problème posé. Le « grenelle de l’environnement » ne répond en rien à ces principes.

Des apprentis sorciers bricolent la constitution ?

Posté le 27.10.2007 par vivelagauche
Descendant de longues lignées de chasseurs, cueilleurs, l’homme a une tendance naturelle à adhérer à un ou plusieurs groupes. L’individu se pare de traits saillants lui permettant de marquer publiquement sont appartenance. Le groupe peut être exclusif et totalitaire comme les bandes ou les sectes, il peut être partiel et l’individu se reconnaît dans différents groupes distincts (nation, parti, club, entreprise, famille, etc.)
Le groupe a une personnalité propre. On peut évoquer « ce qu’il veut », « ce qu’il fait », « quels sont « ses sentiments et ses émotions ». Bref il possède les attributs de l’esprit humain. Mais compte tenu de sa réalité abstraite, il ne pourra prendre corps si l’on ose dire que lorsque ses membres lui auront donné un visage et une voix. Les seuls interlocuteurs des hommes sont les hommes, c’est la prison de la communication de l’espèce. Une statue peut prêter ses traits, Mais au moment de s’exprimer, il y aura toujours nécessité qu’une personne parle. Il y a donc toujours reconnaissance implicite d’un porte parole, incarnation du groupe. Pour résumer, chaque groupe est incarné par un chef qui parle en son nom et le représente. L’état a son roi, le syndicat son secrétaire, l’église son pape et la famille le chef de famille. Il y a donc un phénomène général de l’incarnation du groupe. Plus celui ci est étendu et pérenne et plus la personne qui l’incarne est sacrée et puissante. Cela vaut pour le chef de l’Etat, structure inscrite dans la durée.
En France l’élection au suffrage universel du président en fait un roi élu simultanément identifié à l’Etat et à la majorité parlementaire il cumule ainsi deux légitimités dont l’une est nationale par la fonction et l’autre partisane par le mode de désignation.
Pour dégager le chef de l’état de sa nature de chef de parti, De Gaulle professait qu’il se situait « au dessus des partis ». Il voulait donc que le président soit réellement le porte parole de la nation rassemblée, le représentant « de tous les français ». Cette conception de sa fonction suppose que le chef de l’état se tienne à l’écart des affaires courantes dans une position suprême s’occupant des « grandes affaires nationales » faisant consensus comme les affaires étrangères et la défense. Son intervention au niveau des thèmes plus polémiques passant par des « directives » générales au gouvernement se voulant inspirées d’une sorte de sagesse suprême. De cette manière le président entretient la fiction d’une distance avec la pratique terre à terre de la politique qui lui permet de rester le représentant de la nation rassemblée. Ce qui le rend légitime dans le magistère de grand pontife des cultes républicains. Il officie dans de multiples cérémonies qui regroupent autour de lui les représentants de tous les courants d’opinion.
Le premier ministre nommé par le président mais responsable devant le parlement, exerce dans une sorte d’interface entre président et parlement, le pouvoir politique au jour le jour, traitant les sujets qui divisent l’opinion et font débat entre les partis politiques. Il est donc le chef de son parti et c’est en tant que tel qu’il exerce ses fonctions. S’il bénéficie du soutien de ses partisans, il provoque l’hostilité naturelle des autres partis qui reconnaissent en lui le porte parole d’un groupe rival.
Dans cette organisation du pouvoir exécutif, il y a donc deux groupes distincts avec deux portes paroles aisément identifiables. Le président est quoiqu’ élu par une majorité partisane, le porte parole de la nation toute entière qui le reconnaît comme son incarnation. Le chef du gouvernement reste le chef de la majorité gouvernementale et il incarne d’un groupe qui ne comporte qu’une partie de la nation. Symboliquement il s’agit de deux fonctions distinctes.
Dans la plupart des pays le président ou le chef de l’état désigné par hérédité ou par une élection indirecte dispose de pouvoirs réduits associés à un rôle protocolaire. Il incarne manifestement la nation dont il donne à voir à tous ses membres une image consensuelle et pérenne. Par ailleurs le premier ministre, porte parole du groupe majoritaire ou du clan qui s’est emparé du pouvoir, exerce celui ci avec moins de faste tout simplement parce que champion du clan majoritaire,il ne représente pas l’ensemble de la nation. En Angleterre, le rôle protocolaire de la Reine, se réduit à donner à voir l’histoire et la grandeur du peuple anglais dans lequel s’inscrit le destin singulier de chaque citoyen. La modestie des apparences avec lesquelles s’exerce le vrai pouvoir du premier ministre montre bien qu’il ne représente qu’un parti provisoirement dirigeant auquel chacun peur s’opposer tranquillement.
En Amérique l’existence dans l’état fédéral de nombreux niveaux d’élections et de différentes fonctions électives rend supportable la défaite à Washington. L’adhésion très forte aux valeurs locales peut suffire à considérer comme moins grave l’existence d’un président d’une autre tendance. Certains mouvements de rejet du « pouvoir central » peuvent aussi s’expliquer le refus de s’identifier à l’Union lorsqu’elle est incarnée par un adversaire politique.
Ailleurs l’élection au suffrage universel du chef de l’état est le plus souvent la marque d’un pouvoir quasi dictatorial contre lequel une minorité souffre et s’oppose. Pour elle la présence à la tête de l’état du dictateur ne peut être considérée que comme une marque de rejet de la sphère nationale. Ce qui est de nature à favoriser le développement des séparatismes et des rebellions.
Dans les démocraties, le plus souvent, quel que soit le mode de désignation du chef de l’Etat, il est réduit à un rôle de représentation et de symbole de l’unité nationale.

Le quinquennat et le calendrier électoral ainsi que la pratique de Nicolas Sarkozy ont complètement modifié la nature de la fonction présidentielle. Le président est maintenant de fait le chef de la majorité. Nicolas Sarkozy a rendu ce fait encore plus visible en se rendant en personne au siège de l’UMP pour rendre compte de sa politique. Cette confusion des genres va nécessairement déstabiliser la population en créant un conflit insoluble dans les représentations symboliques attachées à la personne du président. Il prétend être chef de l’Etat, ce qu’il est en droit mais il cumule cet attribut avec celui de chef de la majorité. Dans le premier cas il a droit à un consensus sur sa personne mais dans l’autre il doit faire l’objet d’un positionnement partisan, chacun se définissant par rapport à lui en fonction de ses affinités.
Le groupe national et le groupe politique sont des groupes distincts qui n’ont ni la même portée ni la même finalité.
Maintenir au sommet de l’Etat l’ambiguïté d’un double statut de chef de parti et de chef national est une attitude particulièrement provocante envers la minorité opposée qui ne cessera de souffrir de la dualité incarnée au sommet. Le chef de l’Etat se retrouvera comme le représentant ambivalent d’un parti hostile et de la nation. L’adhésion à cette dernière est chargée d’une grande force émotive car elle joue un immense rôle dans la définition de l’identité individuelle. Le statut trouble de son représentant provoquera chez les opposants un conflit des représentations qui sera source de vives tensions.



Les modifications constitutionnelles qui vont donner au président français une fonction gouvernante au plein sens du terme vont modifier gravement la signification symbolique affectée à cette fonction. Bien qu’élu au suffrage universel, en devenant le chef du gouvernement le président deviendra le représentant du groupe majoritaire et il cessera de fait pour nombre de citoyens d’être le représentant du groupe nation. Sa légitimité de chef de l’état s’en trouvera compromise. Le conflit de légitimité provoquera des réactions chez tous ceux qui ne seront pas disposés à se voir dépouillés au sommet de l’état d’un représentant dans lequel ils puissent se reconnaître.
La querelle sur la lettre de Guy Môquet relève déjà de cette dialectique, en tant que chef de l’Etat le président est grand pontife du culte républicain et chacun lui reconnaît sans difficulté le droit de définir des cérémonies pour célébrer les gloires nationales mais en tant que chef de parti majoritaire il reste un leader politique pour ses adversaire à combattre et ses décisions sont alors illégitimes dans ce qui concerne l’union nationale.

Les apprentis sorciers qui vont bricoler la constitution feraient bien de réfléchir à ces symboliques inconscientes qui nourrissent les sentiments profonds de chacun et peuvent déchaîner des passions aux effets imprévisibles.
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